Une graine qui pourrait germer
« C’est un quartier que je connais assez bien. Ça fait 11 ans que j’y fais mon épicerie, que j’ai ma petite routine, que j’y fréquente les services, la Caisse, etc. », dit-elle.
Pour la candidate née en Haïti et qui a grandi à Montréal, il est important de vivre parmi les gens que l’on souhaite représenter.
« Si on veut mieux servir nos concitoyens, il faut davantage les connaître, faire le lien avec toutes les instances, les organismes communautaires et les acteurs du milieu. »
En joignant les rangs de Projet Montréal, un parti qui fait souvent la manchette quand le maire du Plateau-Mont-Royal décide, par exemple, de changer la direction d’une rue, Mme Pierre-Antoine reconnaît qu’elle doit démontrer la pertinence de son parti, qui n’a jamais détenu de siège dans RDP-PAT.
Un travail qu’elle ne trouve pas trop difficile, puisqu’elle dit ressentir sur le terrain un besoin de changement.
« C’est une graine que l’on sème, assure-t-elle. On est en train d’envoyer un message clair qu’on veut du changement.
« Les gens peuvent aller voir ce que Projet Montréal a fait d’intéressant. Il y a eu des apaisements au niveau de la circulation, il y a une plus grande participation citoyenne dans les décisions. Ce qui se fait ailleurs où Projet Montréal est au pouvoir peut se faire aussi à Rivière-des-Prairies. »
Transports et services adaptés
La candidate constate que le district de RDP n’est pas très bien desservi en matière de transport en commun. Comme elle estime que la gare du Train de l’Est va surtout être utile pour les banlieusards et que la ligne bleue du métro va d’abord s’arrêter à Anjou, il est important de coordonner les différents modes de transport pour optimiser les déplacements.
« On ne veut pas juste être un endroit de transit pour les gens », affirme-t-elle. Il faudrait arrimer la desserte des autobus avec celle des taxis, collectifs ou pas. Il faudrait également tracer plus de pistes cyclables et mieux entretenir celles qui sont déjà en place.
Pas question toutefois d’imposer une seule vision du transport en commun à l’ensemble des citoyens. Mme Pierre-Antoine est consciente de la place qu’occupe encore l’automobile dans un quartier aussi excentré que celui de RDP.
« Je pense que c’est important d’aller chercher la collaboration de tous les acteurs et de vraiment essayer d’amener les gens à table pour trouver un juste milieu », laisse-t-elle entendre.
Cette collaboration, elle veut en faire son modus operandi lorsque viendra le temps d’améliorer les services adaptés à la population, un autre de ses chevaux de bataille.
Si le député provincial Marc Tanguay milite en faveur de plus de soins à domicile, Mme Pierre-Antoine veut des services de proximité qui vont aider les populations moins favorisées à améliorer leurs conditions d’existence.
« Il y a quand même des poches de pauvreté à Rivière-des-Prairies, admet-elle. Il y a une communauté immigrante qui, parfois, a plus de difficulté à pouvoir trouver un emploi, à trouver un logement, etc. »
Écoute et transparence
Pour atteindre ses objectifs, la candidate mise sur l’intégrité et la transparence, des valeurs refuges en ces temps d’incertitude éthique. Par exemple, elle rappelle que Projet Montréal révèle l’identité de ceux qui donnent au parti plus de 100 $. Par surcroît, ceux qui donnent de 250 $ à 1000 $ ont un suivi du parti.
« Je pense que nos concitoyens ont perdu confiance en nos institutions démocratiques et je pense qu’on se doit de redonner cette confiance-là et faire comprendre aux gens qu’il y a de bons politiciens qui veulent le bien du quartier, de la ville », clame-t-elle.
Pour elle, le meilleur moyen de faire passer ce message demeure l’écoute et l’ouverture.
« Ça fait partie de mes qualités tout ce qui est interpersonnel, l’écoute, l’empathie, etc. Je suis une personne très chaleureuse qui va au-devant des gens, prétend-elle. Je travaille en gestion de la qualité et en gestion des risques. Pour moi, l’orientation clientèle est super importante. »
Sa porte devrait donc être grande ouverte aux citoyens si elle est élue. D’ailleurs, elle a promis à des gens qu’elle a rencontrés pendant la campagne d’aller les remercier après l’élection, peu importe son issue.