À la découverte du Vietnam et de la Colombie-Britannique
Il y a un dicton qui dit que les voyages forment la jeunesse. Si tel est le cas, la jeune résidente de Mercier sera servie à souhait. Dans sa petite communauté d’accueil, elle devra s’adapter aux us et coutumes de sa « nouvelle » famille d’adoption.
« Je m’attends à vivre une belle expérience de vie. Ce sera l’inconnu pour moi et j’ai très hâte de découvrir la langue et la culture vietnamiennes et de me nourrir de tout ce que les gens auront à m’apprendre », indique-t-elle avec enthousiasme.
Le programme auquel elle prendra part, Jeunes leaders en action, l’amènera à œuvrer dans le domaine de la santé. Elle sera notamment responsable de faire de la sensibilisation au SIDA et aux différentes infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).
Après son expérience vietnamienne, elle séjournera un autre trois mois en Colombie-Britannique avant de rentrer à la maison en janvier 2014.
Lorsqu’elle a appris qu’elle ferait partie de l’aventure, l’étudiante du collège de Maisonneuve n’a pu contenir sa joie.
« J’étais à la bibliothèque du collège, se rappelle Mme Fortier. Je suis sortie pour pousser un petit cri de joie et immédiatement aviser mes amis. Nous ne sommes que trois Québécois à participer au projet. Je suis très chanceuse. »
Six mois loin de ma famille, c’est quand même long, ajoute-t-elle. Surtout pour moi qui suis très sociable et qui a un grand groupe d’amis. J’espère qu’ils ne m’oublieront pas!
Pour passer à travers ce qui s’annonce une longue période loin des siens, Mme Fortier peut compter sur les bons mots de sa tante, qui 20 ans auparavant, a participé à un projet similaire.
« Elle m’encourage beaucoup, me donne de précieux conseils et me partage son expérience. Elle m’a même écrit des lettres, pour certaines périodes du voyage, que je pourrai lire lorsque je vivrai des moments plus difficiles », note la jeune femme.
Ses parents sont également d’un grand support et présents depuis le début des préparatifs. Ils sont fiers de leur fille.
« Ma mère a l’impression de perdre sa fille unique pour six mois, mais je sais qu’elle est contente pour moi. Ce sont des inquiétudes maternelles normales. Quant à mon père, il aimerait bien se retrouver à ma place », fait savoir Mme Fortier.
Malgré qu’elle sera loin des salles de cours pour une période de six mois, la poursuite de ses études ne devrait pas poser problème à l’étudiante. Au cours de son projet, l’expérience terrain qu’elle acquerra lui permettra d’obtenir une attestation d’études collégiales du collège Marie-Victorin en développement communautaire et relation interpersonnelle.
« Je savais que je devais mettre mes études en veilleuse pour une session, mais ça ne m’inquiète pas trop. Alors que mes collègues seront en salle de classe, moi je serai à l’école de la vie. Je ne pouvais tout simplement pas passer à côté d’une telle opportunité », conclut la jeune femme.