La maison de soins palliatifs cherche un terrain d’entente
Le site qui avait été identifié pour accueillir la maison de soins palliatifs fait partie intégrante des limites du parc Clémentine-de-la-Rousselière, situé en bordure du fleuve à la hauteur de la bibliothèque Pointe-aux-Trembles.
« Nous avions trouvé un emplacement dont le terrain appartient à la Société immobilière du Québec (SIQ), qui acceptait de nous donner le droit de l’utiliser pendant 99 ans. Pour des raisons de zonage, l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) ne nous permet pas d’aller de l’avant », déplore le directeur général de la Maison de soins palliatifs de l’est de l’île-de-Montréal, Régis Arsenault.
De son côté, l’arrondissement nuance. Ce n’est pas tant une question de zonage, mais plutôt une question de protection des espaces verts. En effet, pour que le projet soit possible, une partie du lot appartenant à la SIQ (située derrière le CLSC J.-Octave Roussin) devait être « “échangé” […] contre une partie du lot appartenant à la Ville de Montréal, lequel fait partie intégrante des limites du parc Clémentine-de-la-Rousselière », explique la porte-parole de l’arrondissement, Julie Favreau.
Un espace vert « protégé »
Or, selon la planification établie, la bande de terrain en question doit être préservée du développement immobilier afin que cette fenêtre sur le fleuve puisse être mise en valeur et c’est là où le bât blesse.
Plusieurs documents de la Ville et de l’arrondissement vont en ce sens. C’est notamment le cas du règlement de zonage, selon lequel le lot de la SIQ est situé dans la zone 128, dans laquelle la classe d’usage « institutions locales » est autorisée, mais la seconde partie du lot est dans la zone 130, dans laquelle seule la classe d’usage « parcs » est autorisée.
Le Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal aussi identifie l’affectation « grand espace vert ou parc riverain » pour ce site, soit l’un des terrains favorisant « l’accessibilité physique et visuelle au fleuve Saint-Laurent et aux autres cours d’eau entourant le territoire [qui] constitue plus que jamais un trait unificateur majeur de l’identité montréalaise ».
« De plus, le Plan directeur des parcs intitulé “Concept d’aménagement des parcs de l’arrondissement RDP-PAT” propose des conditions favorables pour la mise en valeur des installations actuelles et un plan d’action d’aménagement de qualité pour le parc Clémentine-de-la-Rousselière », expose Mme Favreau. « La proposition d’échange a été déposée à la Direction des stratégies et des transactions immobilières du Service de la concertation des arrondissements et des ressources matérielles, à la Ville-centre, qui a fait appel à l’expertise de l’arrondissement pour l’étudier, raconte Mme Favreau. À la lumière des informations [contenus dans les outils de planification], nous avons réitéré à plusieurs reprises la décision de ne pas empiéter sur le terrain du parc Clémentine-de-la-Rousselière dans ce dossier. »
Idéalement à PAT
De son côté, M. Arsenault dit avoir discuté avec la mairesse Chantal Rouleau de la possibilité d’aller de l’avant avec le projet sur ce site. « Elle n’était pas sans appel, mais elle n’est pas facile à faire changer d’idée la mairesse », estime-t-il.
Malgré ce refus, le projet pourrait bien voir le jour dans l’arrondissement puisque la Direction de l’aménagement, de l’urbanisme et des services aux entreprises (DAUSE) de la Ville-centre aurait été mandatée pour orienter M. Arsenault vers d’autres sites propices sur le territoire de l’arrondissement.
Pour consulter le chapitre sur l’arrondissement du Plan d’urbanisme : http://bit.ly/Uma427.