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Marcoux se présente contre Coutu

Bousquet-Richard Simon - TC Media
Le décompte est commencé, il reste exactement un an avant les prochaines élections municipales et, déjà, une nouvelle candidature vient d’être annoncée à l’Hôtel de Ville de Montréal-Est. Claude Marcoux, un courtier immobilier bien connu des Montréalestois, se lance dans la course.

Les rumeurs allaient déjà bon train quant à la candidature de M. Marcoux au poste de maire pour le parti Renaissance. Mais, il a plutôt choisi de s’en éloigner et de fonder son propre parti. « Je veux me dissocier du parti de [Daniel] Fournier et [Sylvie] Dauphinais. J’ai donné ma démission vendredi dernier », a insisté le candidat, ajoutant que son équipe n’était pas complète, mais que des noms devraient être révélés après les Fêtes.

Les reproches

« Je n’ai rien contre M. Fournier et Mme Dauphinais, a cependant tenu à préciser M. Marcoux. Je suis contre leur façon de procéder […] Je n’aime pas ce qui se passe sur Facebook, c’est comme un épisode d’ Occupation double . »

Le candidat confirme toutefois qu’il avait été désigné pour prendre la tête de Renaissance « si M. Fournier perdait contre le Directeur général des élections. »

Rappelons que M. Fournier a reçu un constat d’infraction, le 8 avril 2011, pour avoir effectué du travail partisan illégal, lors des élections de novembre 2009. Il ne peut donc plus se présenter aux élections pendant les cinq années qui suivent le jugement. « J’ai rencontré des gens qui m’ont dit que Fournier m’enlevait de la crédibilité. Ils m’ont dit qu’ils me faisaient confiance à moi. »

Malgré tout, le candidat n’est pas tendre à l’endroit de l’équipe Renaissance lorsqu’Yvon Labrosse était au pouvoir. « Du temps de Labrosse, c’était beaucoup plus facile [d’administrer la Ville] parce qu’elle était riche. On aurait dû améliorer nos structures dans le temps qu’on avait l’argent pour ça. Maintenant, nous avons des problèmes financiers majeurs. »

Si le candidat se dit relativement proche des idées de Renaissance, il se braque contre le conseil en place. « J’ai vu beaucoup de conseils et beaucoup de chicanes, mais je pense que ce conseil est le pire », explique M. Marcoux, évoquant des problèmes juridiques qu’il aurait eus avec certains membres.

M. Marcoux croit que le maire actuel, Robert Coutu, à la main mise sur le conseil. Il s’explique mal que « quand on rencontre un conseiller dans une activité et qu’il te dit qu’il est contre quelque chose, il l’accepte quand même à l’assemblée […] Le maire Coutu à une façon de parler. Disons qu’il a la parole facile […] Mme Dauphinais est la seule à voter contre des projets, mais les gens le voient plus comme une revanche personnelle. »

Selon le candidat, l’administration actuelle manque de structure et improvise trop. Il cite en exemple le dossier de la piscine des Vétérans. Il voit toutefois d’un bon œil l’arrivée de la nouvelle directrice générale, Josée Guy. « Je ne la connais pas, mais elle semble capable de gérer Coutu et les conseillers », estime-t-il.

Les idées

M. Marcoux se présente comme le parti des gens d’affaires. Il veut favoriser les investissements. Son premier objectif est de faire venir des compagnies à Montréal-Est.

« La ville existe grâce aux compagnies. Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre une seule compagnie sinon, nous sommes aussi bien d’aller avec Montréal », croit-il. Pour arriver à ses fins, il compte sur son expérience et ses contacts. Il affirme d’ailleurs que plusieurs compagnies l’appuient dans ses démarches.

Parmi les problèmes auxquels il souhaite s’attaquer, il énumère : « la taxe d’affaires à Montréal-Est est plus chère qu’à Montréal (sic) » et le manque de transparence.

L’autre objectif de M. Marcoux est de redonner à la classe moyenne et pauvre. « La Ville de Montréal-Est a toujours donné beaucoup aux citoyens. Nous avons perdu beaucoup lorsque nous avons été fusionnés à Montréal et nous n’avons pas retrouvé [ces services] après la défusion. »

S’il est élu maire, M. Marcoux affirme qu’il sera en mesure de travailler avec tous les conseillers puisqu’il est présentement en bon terme avec eux, à l’exception du maire Coutu et de la conseillère Anne St-Laurent, auxquels il ne parle pas. En homme d’affaires, il se dit habile dans les négociations. « Il faut mettre de l’eau dans son vin », conclut-il.

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