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Cinéaste de cœur

Pascal Plante ne manque pas d’énergie et de détermination. À seulement 24 ans, ce cinéaste compte déjà plusieurs productions à son actif, dont la dernière – Les Jaunes – qui est présentement diffusée sur le site Internet Tou.tv. Incursion dans l’univers cinématographique d’un passionné.

L’Hochelagais a toujours aimé le 7e art. Se qualifiant de cinéphile depuis sa tendre enfance, ce n’est qu’à l’université qu’il se dirige vers ce domaine. Intéressé par la bande dessinée, il s’imaginait d’abord bédéiste.

« Ne sachant pas exactement ce que je voulais faire, je suis allé dans un programme de multimédia au cégep où je touchais à tout. C’est après que j’ai découvert ma passion pour le cinéma », raconte M. Plante.

Après ses études à l’Université Concordia, il se lance dans la création de sa compagnie de production, Nemesis Films, avec trois de ses confrères. Depuis, il revêt les chapeaux de producteur, preneur de son, réalisateur, etc. Toutefois, il préfère l’écriture et la direction d’acteurs.

« Mon cœur est à la réalisation. Avec une compagnie de production, ça m’a permis de développer mon côté entrepreneurial. Mon plan de vie pour la prochaine année est axé sur la réalisation », indique-t-il.

Œuvrant dans le milieu artistique depuis maintenant quelques années, M. Plante a constaté la difficulté de faire carrière dans le 7e art au Québec.

« Les institutions ne te prendront pas au sérieux si tu n’as pas fait des projets payés de ta poche. On ne peut pas sortir de l’école et espérer gagner le gros lot et faire un long-métrage. Il faut faire ses preuves sans argent. C’est le rite de passage du petit budget qu’on n’a plus le choix de faire », souligne-t-il.

« Des productions où il y a tellement de gens qui y participent gratuitement ne sont des modèles qui pourraient perdurer, poursuit-il. Le système pourrait imploser. On ne pourrait pas refaire le film Les Jaunes, qui a été possible grâce à l’apport de nombreux artisans bénévoles. Ça n’a pas de bon sens ce qu’on a réussi à accomplir. Ce n’est pas une recette miracle. Même moi, je ne le referais pas. On n’a pas le choix de monter son porte-folio avec des projets financés de sa poche. Tu respires un peu plus, quand tu peux te diriger vers des subventions. »

Même s’il a financé quelques-uns de ses projets, M. Plante est capable de payer toutes ses factures seulement en travaillant dans le domaine des arts. Cependant, il souhaiterait pouvoir vivre de ses propres productions.

« En ce moment, je gagne ma vie en faisant du cinéma. Je fais du montage sonore de publicités ou de spectacles, mentionne-t-il. Je suis content de gagner ma vie dans l’audiovisuel, mais mon objectif est de vivre seulement avec ma compagnie de production et mes projets dont je suis le réalisateur. Que je ne sois pas obligé de faire des contrats pour arrondir mes fins de mois. Peu de réalisateurs réussissent à gagner leur vie de leurs projets. »

Dans l’attente de la sortie de son long-métrage au printemps 2014, il est possible de visionner la série Les Jaunes, produite par Nemesis Films, sur Tou.tv.

Les Jaunes

Fort Vince, petite ville du Nord du Québec est envahie par Les Jaunes, des zombies. Ces créatures mystérieuses sont sorties d’une caisse livrée au supermarché local. Elles s’introduisent dans l’oreille de leurs victimes et les infectent d’une manière foudroyante. La peau jaunâtre, les yeux noirs, le cœur vidé de toute émotion, les personnes contaminées sont en constante quête de nouvelles proies. Tom et Mia, deux employés d’une épicerie, tentereront de sauver leur ville.

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