Pierre Arcand n’appuiera pas le projet de loi 14
Pour l’opposition officielle, il n’est pas envisageable de voter en faveur d’une telle loi qui prévoit entre autres :
– L’application de la Charte aux PME de 26 à 49 employés, sans évaluation des impacts et des coûts pour ces entreprises;
– L’imposition d’examens de sortie sur la connaissance du français pour les étudiants dans les CÉGEPS anglophones qui affectera certaines clientèles (les anglophones, allophones et nouveaux arrivants);
– La modification dans la sélection des immigrants, qui aurait comme effet d’exclure les personnes qui n’ont pas une connaissance suffisante du français en leur enlevant la possibilité même d’être admissible à l’immigration;
– L’octroi de nouveaux pouvoirs à la ministre, notamment, le pouvoir d’enquête ce qui équivaudrait à l’établissement d’une police politique de la langue.
«Je m’objecterai à ces mesures injustifiées. Depuis plus de 60 ans, le Parti libéral du Québec participe à l’épanouissement de la langue française et au déploiement d’efforts soutenus pour promouvoir son utilisation», a déclaré le député de Mont-Royal.
«Notre objectif est double, soit protéger les libertés individuelles, tout en s’assurant de la vitalité de notre langue. Par des mesures de soutien et d’accompagnement, nous avons atteint cet objectif. Rien ne justifie que le Parti québécois fasse la guerre à la paix linguistique.»
Une municipalité bilingue
L’opposition conteste également la mesure visant à retirer le statut bilingue aux municipalités qui n’auraient pas au moins 50% d’anglophones parmi sa population. Leur statut serait réévalué tous les 10 ans, à compter de l’année de la reconnaissance du statut bilingue, et c’est la ministre responsable de la Charte de la langue française qui prendrait la décision de retirer, ou non, ce statut. À ce sujet, Pierre Arcand appuie la Ville de Mont-Royal qui désire conserver son statut bilingue.
« La population et le conseil municipal de Mont-Royal considère son statut bilingue comme essentielle à sa spécificité et un témoin de la présence historique des communautés anglaises et françaises de la ville. Ce projet de loi est une attaque péquiste directe à l’équilibre linguistique.»
« Le statut bilingue de Mont-Royal ne doit pas relever de la discrétion de la ministre De Courcy. Cela irait à l’encontre de la volonté des municipalités visées et de leurs conseils dûment élus», a conclu le député de Mont-Royal.
(M.J.-F.) (Source: Bureau de circoncscription)