Dans les entrailles du futur Planétarium
C’est le directeur général de l’Espace pour la vie, Charles Mathieu Brunelle, qui l’affirme. « On est rendu à une étape où il n’y pas de coûts qui peuvent changer. Les soumissions sont faites, les travaux sont commencés. On est en pleine réalisation des travaux et il faudrait une catastrophe pour qu’il y ait des coûts qui s’ajoutent. »
Sous la neige, les ouvriers de la compagnie Decarel étaient en effet au travail. Les structures de métal qui serviront d’ossement des deux futurs cônes sont installées et bientôt recouvertes. Le terrain du futur planétarium, délimité par le biodôme, le stationnement souterrain du parc olympique, le stade et le cinéma StarCité, et qui a déjà servi comme terrain d’entraînement pour le club de baseball les Expos de Montréal, est maintenant utiliser à pleine capacité.
« C’est un défi d’enlever cette grande dalle de béton pour la remplacer par une grande forêt et une installation scientifique LEED avec des toits verts, et de faire tout ça en étant conscient de la présence des piétons lors des travaux. C’est très stimulant pour tout le monde. De plus, ce n’est pas la première fois que cet entrepreneur fait ce genre de travail, alors on sait où l’on s’en va, même si c’est une structure unique et qu’il faut s’assurer qu’elle s’intègre bien avec le reste des éléments du Parc olympique », laisse entendre France Beaulieu, ingénieure en charge du projet à l’Espace pour la vie.
L’aspect LEED du futur planétarium est d’ailleurs un élément essentiel dans le développement de son installation.
« Dès le début du projet, laisse savoir le directeur du Planétarium, Pierre Lacombe, les préoccupations environnementales étaient présentes. On visait une obtention de la certification LEED Platine, même si cela s’avère plus onéreux au départ.»
Il est donc prévu que le site bénéficie d’un éclairage naturel, de la présente d’arbres à même un jardin central sur deux étages, d’une toiture verte accessible pour les visiteurs – on pourra même y glisser l’hiver – , de la récupération des eaux grises et de pluie pour réutilisation dans les unités sanitaires et pour l’irrigation des végétaux, de la récupération des déchets de construction à près de 85 % et de la présence de prises électriques pour les véhicules hybrides des employés.
Dans le sous-sol, on se retrouve entouré de béton. Difficile d’imaginer tout les changements à venir! C’est pourtant à ce premier niveau que l’on retrouvera la billetterie, l’entrée principale, les salles d’animation, un jardin central et des airs de repas.
Les deux théâtres et la salle d’exposition de même que les bureaux administratifs seront eux situés au deuxième et troisième niveau.
La fin de la construction est toujours prévue pour la fin de la présente année alors que l’ouverture devrait se faire au printemps 2013.