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Claire Rhéaume et Patrick Goulet : deux vrais «urbainculteurs»

Desroches André - TC Media

L’Office de consultation publique de Montréal se penche présentement sur l’état de l’agriculture urbaine dans la métropole. Mais Claire Rhéaume et Patrick Goulet n’ont pas attendu que l’administration municipale s’intéresse à la chose pour cultiver un potager qui occupe une bonne superficie du toit de leur propriété.

En avril dernier, alors que le mois de juin semblait encore bien loin et que vous et moi ne faisions que rêver à de vraies bonnes fraises bien de chez nous, le couple se régalait déjà à même sa production qui poussait en abondance dans une petite serre aménagée sur le toit de leur duplex situé dans Côte-Saint-Paul. Délicieux, l’agriculture urbaine.

Ce n’est pas d’hier que le couple fait pousser légumes, fruits et fines herbes. Mais les choses ont pris plus d’ampleur à partir de 2008, année où ils ont fait refaire la toiture de leur propriété. «Par conviction», comme le confie Patrick Goulet, ils ont pris le virage vert en optant pour un recouvrement en fibre de verre. Rien de plus écologique, souligne-t-il. «Un toit, c’est une perte d’espace incroyable», poursuit-il. «Et ça augmente l’effet d’îlot de chaleur.» La solution: combiner toit vert et jardinage hors sol.

Le genre d’initiative chaudement encouragée dans certaines villes des Etats-Unis, dont New York, qui accordent un avantage fiscal – allant même jusqu’à un congé de taxes – aux propriétaires qui ont décidé d’opter pour un toit vert, explique le jardinier.

Sur le toit donc, dans les nombreux bacs de différents types et de divers formats, le couple cultive concombres, choux de Bruxelles, tomates, radis, poivrons, laitue, bette à carde, courgettes. Patrick Goulet pointe aussi du doigt les plants de framboises. «Ça, on a hâte», lance-t-il en souriant. «Nous avons surtout cultivé des légumes, explique-t-il. Nous voulons essayer des fruits.»

Avec le temps, le couple a peaufiné ses pratiques. Aujourd’hui, ils en connaissent un rayon sur les techniques agricoles. Et ils ne cessent d’apprendre. Ils vont notamment chercher de l’information du côté de l’UQAM et de l’Université McGill. «On apprend aussi sur internet», signale Patrick Goulet. «C’est pas compliqué. Un petit peu à la fois, note Claire Rhéaume. C’est un apprentissage.»

Le plaisir qu’ils prennent à cultiver leur coin de jardin est tel que pour eux, pas question d’acheter en pépinière des plants déjà bien lancés. Ils font leurs propres semis. «Nous partons tout de la graine», indique Patrick Goulet. «Ça ajoute au plaisir», avoue Claire Rhéaume. «Nous sommes de vrais « urbainculteurs »», lance son conjoint en riant.

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