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Le centenaire du naufrage du Titanic à LaSalle

Trois ans. Voilà le temps que Jean-Michel Chagnon, un résidant de LaSalle, a consacré à une reconstitution à l’échelle 1:250 du célèbre paquebot que ses concepteurs qualifiaient d’insubmersible et dont le naufrage, qui a inspiré plusieurs documentaires et œuvres de fiction, fait encore beaucoup parler, même 100 ans plus tard.

«C’était accidentel en fait», dit Jean-Michel Chagnon quand on lui demande comment et pourquoi il s’est lancé dans un tel projet.

C’est après avoir connu des maux de dos, qui réduisaient alors grandement sa mobilité, que M. Chagnon entama la construction de sa version du célèbre bateau. C’est en consultant des plans publiés par Amati Turin qui se spécialise dans la modélisation, que Jean-Michel Gagnon décida donc de se lancer dans l’aventure.

C’est trois ans plus tard, («Il ne faut pas être pressé», dit M. Chagnon) qu’il a finalement complété cette réplique de près de 1,10 mètre (3’6’’) de longueur par 18,5 cm de largeur (7,28 po). L’original quant à lui, immense pour l’époque, mesurait près de 270 m (885 pi) par 30 m (98 pi). Le travail de reconstitution en est un de minutie et de recherche du détail, M. Chagnon ayant même reproduit les cordages du célèbre navire, en plus bien sûr des canots de sauvetage, qui fut selon lui l’une des tâches les plus complexes.

«S’immerger» dans un tel projet a également permis à Jean-Michel Chagnon d’en connaître plus sur le célèbre navire qui heurta un iceberg le 14 avril 1912, emportant dans la mort plus de 1400 passagers. Par exemple, M. Chagnon n’a pu s’empêcher, curiosité oblige, d’en apprendre le plus possible sur le Titanic, son histoire, ses passagers et son tragique naufrage, mais également sa construction et sa conception. «Par exemple, même si j’avais seulement à reconstituer la fenêtre extérieure qui donnait sur la salle de bal, je n’ai pu m’empêcher d’aller chercher de l’information et des photos de cette dernière afin de voir de quoi elle avait vraiment l’air», dit-il.

C’est après que sa reconstitution ait passé «quelques années dans le sous-sol» que Jean-Michel Chagnon, adepte de la modélisation depuis son enfance, contacta Marie-Andrée Marcoux, la chef de division à la bibliothèque, pour lui faire part de son projet d’exposer sa maquette pour le centenaire du naufrage qui coïncide également avec le centenaire de LaSalle, fondé la même année que la tragédie maritime. L’idée de M. Chagnon fut acceptée avec enthousiasme, et en plus de la maquette de celui-ci, L’Octogone met également à la disposition de ses membres plusieurs ouvrages concernant le Titanic, dont le naufrage est certainement l’un des événements les plus marquants du 20e siècle.

Que doit-on retenir de ce drame, un siècle plus tard?

«Je crois que la grande leçon que nous devons retirer de tout ça, c’est une certaine modestie et un certain respect de la nature, ne pas penser que l’homme et ses machines peuvent tout contrôler», conclut-il.

La reproduction du Titanic de Jean-Michel Chagnon sera exposée à la bibliothèque L’Octogone (1080, boul. Dollard) jusqu’au 11 mai.

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