Il faut tout un village pour élever un enfant
La matinée a commencé par un déjeuner léger, composé de yogourts, de fruits et de croissants, que les convives ont dégustés tout en échangeant avec les autres membres de leur tablée.
« Les gens étaient mêlés, parlaient, indique Julie Geoffroy, la responsable du programme d’accompagnement scolaire et social au Centre de promotion communautaire Le Phare. Les jeunes se sont regroupés, les mères et les pères ont parlé entre eux. »
Tout, en fait, concourait à ce que les parents et les enfants dépassent leur simple réseau familial.
« Ce n’était pas nécessairement le parent avec son enfant, mais les parents avec les enfants, explique-t-elle. Autant les parents pouvaient montrer des choses à leurs enfants, autant leurs enfants pouvaient montrer des choses à leurs parents. »
Plus tard dans la matinée, tous ont pris part à des ateliers ludiques et éducatifs. Ils avaient le choix entre fabriquer des cadres, des signets, des bracelets brésiliens, des « Scooby Doo » (comme les plus jeunes nomment les ficelles de plastique qu’ils tressent et torsadent), jouer à une version adaptée du jeu de société Scattergories et faire des schémas corporels, c’est-à-dire découper des images de personnalités publiques, mélanger les morceaux, les remettre ensemble et identifier ces personnages.
Une initiative à répéter
Cette matinée a vraiment permis un rapprochement entre les générations, selon les dires de Mme Geoffroy.
« On est en train de penser à savoir comment on va la répéter », annonce-t-elle. Cette première initiative pourrait donc avoir une suite l’année prochaine.
Durant la semaine, Le Phare a organisé d’autres événements en lien avec les Journées de la persévérance scolaire. Ainsi, le mardi 14 février, l’organisme a remis aux 40 jeunes qui participent au programme d’accompagnement scolaire de l’organisme un ruban vert et blanc, aux couleurs des Journées. Le jeudi 16 février, ces mêmes jeunes ont été invités à écrire, dans un cerf-volant aux mêmes couleurs que leur ruban, ce qui les aide à persévérer et un objectif scolaire qu’ils désirent atteindre d’ici le mois de juin.