Deux bénéficiaires du Centre du Vieux Moulin se racontent
Deux octogénaires aux prises avec des situations personnelles difficiles bénéficient des bonnes actions du Centre du Vieux Moulin qui adoucissent leur quotidien à Noël.
Thérèse Cadieux a eu 85 ans en novembre et est veuve depuis une vingtaine d’années.
«Quand mon premier mari est décédé, il m’a laissé avec un bébé de trois mois et une fille de trois ans. Mon deuxième mari, je l’ai marié avec quatre enfants, de 4 à 13 ans». Mme Cadieux a 16 petits-enfants et 20 arrière-petits-enfants, mais elle vit seule parce que sa famille disperse à travers le Québec.
Lorsqu’on lui demande si des membres de sa famille la visiteront à Noël ou au Jour de l’An, elle nous surprend avec sa réponse. Avec des trémolos dans la voix, elle répond: «Non», et ajoute que «c’est arrivé plusieurs fois que j’ai passé Noël toute seule».
Est-ce qu’elle aime le temps des Fêtes? «Non. J’ai tellement reçu de gens dans ma vie durant cette période de l’année. On avait un magasin et j’ai vu tellement de lumières du matin au soir, que même si j’ai un petit sapin, je ne l’ai pas encore allumé. Ça me fait trop penser à autre chose».
La vie de Thérèse Cadieux a basculé, lorsqu’elle a fait une vilaine chute dans la salle de bain. «Je me suis fracturé une hanche et j’ai fait un long séjour à l’hôpital. Avec mes problèmes de circulation, les chevilles m’enflent de manière épouvantable et j’ai de la misère à marcher. C’est depuis ce temps que j’ai besoin de la popote roulante».
Mme Cadieux adore le Centre du Vieux Moulin, qu’elle a fréquenté souvent dans le passé. «Je reçois les repas et les petits cadeaux et c’est tellement gentil. Chaque fois qu’une bénévole vient chez moi, je sors et on jase. C’est incroyable ce que ça me fait vivre. Ça me rend cette période moins dure».
Une bénéficiaire reconnaissante
D’origine belge, Marie Mathieu Louis, 83 ans, est mère de deux enfants et a trois petits-enfants. Elle vit avec une de ses filles.
Il y a deux ans, elle a été très malade. «J’ai passé deux mois à l’hôpital, j’ai eu besoin d’aide et le Centre du Vieux Moulin était là».
«La première fois que j’ai reçu un cadeau, j’étais un peu gênée, parce que j’aime mieux donner que de recevoir. Ça fait du bien. Il y a des gens qui pensent à moi. Je reçois la popote roulante trois fois par semaine et les repas sont excellents».
Plus jeune, Mme Mathieu Louis était impliquée au Centre du Vieux Moulin. «C’est une formidable équipe. Le bénévolat, c’est tellement important. C’est du bonheur gratuit. On n’attend rien en retour, c’est une richesse et on se sent en paix après».