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Production de théâtre: un petit milieu, beaucoup de travail!

Photo: Collaboration spéciale

Portrait d’une formation où l’art rencontre la technique, pleins feux sur le DEC en production de théâtre.

Offert sur quatre ans, ce DEC technique ouvre les portes du marché du travail, nous dit d’emblée Serge Caron, coordonnateur en production du Département de théâtre du Collège Lionel-Groulx. La première année, tous les étudiants suivent un tronc commun, qui inclut une introduction aux divers métiers de la scène. Dès la deuxième année, ils sont invités à choisir une spécialisation, soit en décor-costumes ou en gestion et techniques de scène. En décor, l’accent est porté sur la conception et la réalisation. En gestion, il s’agit plutôt de maitriser tout ce qui a trait au son, à l’éclairage, à la régie, etc.

«La popularité des deux options est partagée, les groupes sont à peu près égaux», fait remarquer Serge Caron. Il ajoute que bien qu’il y ait un bassin régulier d’élèves, il est un peu plus difficile d’attirer les étudiants ces derniers temps. Ce qui est bien dommage, puisque le travail ne manque pas! «Tous ceux qui veulent travailler travaillent, surtout en gestion», précise le coordonnateur du département. Par contre, il note que la plupart des opportunités d’emploi se découvrent grâce au bouche à oreille: «Ce n’est pas sur Jobboom que vous trouverez la plupart des offres. Le milieu est petit, tout le monde se connaît!»

«Dans ma carrière, je n’ai envoyé mon CV que trois fois!» – Serge Caron, coordonnateur en production du Département de théâtre

Les débouchés sont par ailleurs assez nombreux, en technique ou en conception. Il faut dire que tous les domaines artistiques emploient ces techniciens de la scène: cirque, théâtre, télévision, etc. La rémunération est variable selon les projets, mais débute en moyenne à 16$ de l’heure, et augmente avec le temps ou les responsabilités.

Entrevue. Entrer dans la danse

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  • Nom : Gabrielle Lemoine-Brin
  • Âge : 24 ans
  • Employeur : Régisseuse pour Les Grands Ballets canadiens

Pourquoi avoir choisir ce métier?
Comme un membre de ma famille travaillait dans le monde artistique, j’ai pu explorer l’envers du décor des spectacles et des théâtres dans ma jeunesse. J’ai même eu le privilège de faire de la tournée en tant qu’«accompagnatrice officielle», et de vivre la réalité nomade du monde du spectacle. C’est un monde qui m’a bien évidemment fascinée, alors quand est venu le temps de choisir un métier, la réponse s’est imposée d’elle-même! J’ai choisi le domaine de la production théâtrale pour vivre entourée d’art.

À quoi ressemble une journée de travail?
Mes principales tâches sont divisées en deux sphères: la production (la préparation ou la création du spectacle) et l’opération (à partir du moment où on entre dans le théâtre). Dans le volet production, je dois prendre connaissance des ballets et les apprendre, prévoir les problèmes techniques et les résoudre avec les personnes concernées, élaborer les horaires techniques, assurer un lien avec l’orchestre, obtenir les droits musicaux, élaborer le cartable de régie qui contient tous les détails relatifs 
au spectacle. Dans la partie opération, ce n’est pas compliqué: j’agis comme un chef d’orchestre invisible, pour m’assurer du bon déroulement des représentations!

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier?
Une très grande capacité d’adaptation, pour faire face aux multiples revirements de situation. Évidemment, un bon sens de l’organisation est nécessaire, ainsi qu’une bonne mémoire! Je travaille en collaboration avec plusieurs personnes, il faut donc être à l’aise avec pour le travail d’équipe. Finalement, j’ajouterais l’initiative et la rigueur.

«Les tournées à l’étranger sont également fascinantes et nous permettent de découvrir d’autres manières de travailler.» – Gabrielle Lemoine-Brin, régisseuse pour Les Grands Ballets canadiens

Quels sont les aspects du métier que vous préférez? Et les défis?
J’adore le fait que mes heures de travail soit récompensées par un résultat concret sur scène, c’est très valorisant. J’aime aussi les échanges avec les différentes sphères techniques et artistiques. Les tournées à l’étranger sont également fascinantes et nous permettent de découvrir d’autres manières de travailler. Pour ce qui est des défis, c’est certain qu’il ne faut jamais rien oublier, ce qui peut devenir stressant. Il faut apprendre à désamorcer les situations de stress.

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