Quoi faire avec sa vieille télé
Est-ce un artiste, un réparateur, un consultant? Jusqu’au 27 mai à la galerie Articule, Tim, de l’Institut de l’Artéfact, vous dira quoi faire de vos vieux appareils.
C’est quoi, l’Institut de l’Artéfact?
C’est un groupe que nous avons fondé avec mon collègue Adam Kelly pour comprendre notre rapport aux artéfacts du monde contemporain, comme les appareils électroniques et les électroménagers.
À quoi les gens peuvent-ils s’attendre en visitant votre exposition?
Ce n’est pas une exposition où les gens pourront voir des objets ou de la performance, ça prendra la forme d’une consultation. Les gens nous apporteront leurs vieux appareils, et nous, on les aidera à déterminer quoi en faire. C’est pour ça que l’exposition s’appelle Service 1 : Offrir des consultations afin d’aider des individus à déterminer quoi faire avec leur équipement électronique.
Comment déterminez-vous quoi faire avec les objets?
Nous faisons remplir un questionnaire assez détaillé dans lequel les gens nous disent d’où vient l’objet, qui le leur a donné, quel est leur lien émotif à l’objet, etc. Par exemple, on peut être attaché à un téléviseur qui nous rappelle des moments passés avec un être cher. Ensuite, on évalue techniquement l’objet pour voir ce qu’il est possible de faire.
Quelles sont les options?
Il y a toute une gamme de possibilités. Nous avons un atelier sur place, pour faire des réparations mineures, et une banque de ressources spécialisées, pour faire réparer les téléviseurs cathodiques ou les horloges, par exemple. On peut aussi leur donner des pistes pour s’en départir.
Est-ce que c’est une démarche essentiellement écologique?
Pour nous, ç’a une dimension écologique, mais aussi humaine, sociale, économique, esthétique et technologique. C’est important de réfléchir à son rapport aux objets. Nous voulons aussi montrer aux gens qu’ils peuvent faire réparer un appareil qui ne fonctionne plus. On a perdu ce réflexe.
Qu’est-ce que cette exposition fait dans une galerie d’art?
Nous hésitons à parler d’esthétique relationnelle, même s’il est vrai que ce terme couvre des pratiques similaires à ce que nous faisons. En fait, nous ne tenons pas à ce que notre projet soit reconnu comme de l’art. Simplement, le milieu de l’art est en mesure d’amorcer le genre de questionnement que nous proposons, puisqu’il s’agit d’un espace public qui promeut des activités inattendues ou inédites sans but commercial.
Urbania.ca
Pour plus d’info, visitez le site de la galerie Articule