L'industrie de la restauration se relève tranquillement
L’industrie de la restauration du Québec tente de se relever après avoir été durement frappée par la crise économique. «Ça ne va pas très bien, mais ça pourrait être pire, a expliqué le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ), François Meunier.
Dans son étude annuelle, l’ARQ indique que les ventes annuelles des restaurants du Québec ont décliné de 0,2 % en 2009. L’inquiétude économique, la valeur du dollar canadien et la baisse du tourisme américain seraient en cause, selon M. Meunier. «Mais l’industrie est en meilleure position que l’an dernier», avance-t-il en contrepartie. Le creux a été atteint en juin 2009, où des pertes de 20 M$ ont été enregistrées. Depuis, 20 400 em-plois ont été créés. Le retour du Grand Prix du Canada et les conditions météorologiques favorables de cet été devraient donner un nouvel élan à l’industrie, croit François Meunier.
L’ARQ note en plus dans son étude annuelle que les faillites sont en baisse au Québec. Deux cent quatre-vingt-deux établissements ont fermé leurs portes en 2009, contre 336 en 2008. Cependant, les faillites québécoises représentent près de la moitié (47 %) de l’ensemble de celles répertoriées au Canada dans l’industrie de la restauration. M. Meunier explique cette réalité entre autres par le fait que la restauration au Québec repose en grande partie sur des établissements indépendants. Ceux-ci, qui représentent 82 % des restaurants de la Belle Province, possèdent beaucoup moins de ressources que les grandes chaînes, selon le vice-président de l’ARQ.
Cette industrie, qui est toujours en mouvance, doit en plus composer avec une pénurie de main-d’Å“uvre et un contrôle accru de la part du gouvernement (tous les établissements doivent être dotés de modules d’enregistrement des ventes avant le 31 mars). «L’industrie vit selon des cycles, rapporte François Meunier. Les bouleversements, ça fait partie du quotidien. L’industrie doit s’adapter constamment, que ce soit aux besoins de la clientèle ou aux cycles économiques. Mais ce qu’on vit présentement est très fort.»