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Une réplique d’un navire viking à Montréal

Photo: Josie Desmarais/Métro

Le Draken Harald Hårfagre, une réplique de vaisseau viking qui a traversé l’Atlantique depuis la Norvège, est amarré au quai Bassin Jacques Cartier, dans le Vieux-Port de Montréal, jusqu’à mercredi. Le navire sera d’ailleurs ouvert au public mardi de 14h à 18h.

«C’est la chose le plus dure que j’ai faite», souligne le capitaine du navire, Björn Ahlander. Celui-ci a pourtant l’expérience des traversées difficiles, alors qu’il a piloté une réplique d’un navire du 18e siècle de la Suède à la Chine, aller-retour. «C’était dur parce qu’il s’agit d’un navire ouvert, mais nous avons prouvé que c’était possible», se réjouit M. Ahlander. Il raconte s’être rattrapé à une corde pour éviter d’être projeté par-dessus bord alors qu’une vague a brisé sur le Draken pendant une tempête près des îles Shetland.

Draken

Selon lui, la partie la plus ardue du voyage était le passage entre le Groenland et L’Anse aux Meadows, à Terre-Neuve. «Il y avait beaucoup de glace, c’était très froid. Nous allions très vite, même sans la voile et, la nuit, c’était difficile d’éviter les icebergs», relate le capitaine.

«C’était très humide et très très froid. Il fallait dormir avec tous nos vêtements pour essayer de se réchauffer.» –Le capitaine Björn Ahlander

Le navire de bois de 35 m de long, construit en 2010, est une réplique des bateaux vikings construits entre le 9e et le 11e siècle. Celui-ci doit toutefois utiliser un moteur pour remonter le fleuve Saint-Laurent. «Nous ne l’avons pas utilisé à d’autres moments, mais nous devons le faire, puisque le courant ici est très puissant», assure le capitaine. Deux pilotes du Saint-Laurent sont à bord pour conseiller l’équipage sur les courants et le trafic dans le fleuve.

Après cette traversée épique, l’équipage éprouve encore plus d’admiration envers les explorateurs vikings qui ont fait le même trajet qu’eux il y a plus de 1000 ans. «Les vikings l’ont fait sans savoir qu’il y avait un continent au bout. C’étaient des durs, ils ont fait un voyage très fou, juge Anna Spring, une membre de l’équipage âgée de 19 ans. Nous avons des conditions de vie très modernes en comparaison à eux, mais c’est le bateau le plus rude sur lequel je suis embarqué.»

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Les membres d’équipages dorment en effet dans une tente de quelques mètres carrés qui se trouve sur le pont. «Il n’y a qu’une seule voile et c’est un monstre à manœuvrer», explique Anna Spring. La vergue, qui pèse une tonne et demie, ne peut être levée que si les 33 membres d’équipage travaillent ensemble.

Après avoir quitté Montréal mercredi, le Draken se dirigera vers Toronto pour y participer à une course de navires le 1er juillet. «Nous passerons l’hiver au Connecticut, mais nous serons amarrés à New York d’abord», indique Bjorn Ahlander.

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