Une aide qui en vaut la peine
Comme contribuables, nous sommes en droit de nous demander si l’argent que notre pays investit dans l’aide internationale est efficace et sert à quelque chose. Eh bien oui!
Par le biais du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, nous réussissons à transformer l’argent amassé en aide réelle, à sauver des vies humaines, à soigner des hommes, des femmes et des enfants et à soutenir des communautés. En travaillant de façon transparente et en ne finançant que les projets qui donnent des résultats concrets, le Fonds agit en partenariat, reliant le gouvernement, la société civile, le secteur privé et les communautés aux prises avec des problèmes. Ce modèle d’innovation transforme rapidement et efficacement les investissements en soins de santé.
Un des nombreux exemples de l’efficacité de cette initiative est qu’à partir de 2015, si le financement est suffisant, les enfants qui naîtront seront en santé, sans avoir à lutter contre le VIH. Cette initiative du Fonds mondial réduirait de 10 % le fardeau de ce virus, sauverait la vie de mères et d’enfants et, grâce à la prévention, soulagerait les finances et la logistique des systèmes de santé. On estime que sans l’aide du Fonds mondial, au cours des cinq dernières années, 4,9 millions de personnes seraient mortes du sida, de la tuberculose ou du paludisme. Lors du prochain Sommet du Millénaire pour le développement, on discutera sûrement de cette façon efficace de financer la santé du monde.
Vu le succès de cette initiative, il serait impératif que le Canada contri-bue de façon accrue à ce programme. Durant la dernière décennie, notre pays a été un exemple d’implication dans le Fonds mondial. Aujourd’hui un investissement de 675 M$ sur trois ans permettrait de répondre à la demande croissante.
– Paulette LeBlanc, Québec