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Des immeubles de six étages sur Henri-Bourassa Ouest malgré le chahut

Des immeubles de six étages sur Henri-Bourassa Ouest malgré le chahut
Photo by: Amine Esseghir / TC Media

Venus en grand nombre au conseil d’arrondissement, du 11 mai, les opposants à la densification et aux immeubles de plus de quatre étages sur le site du Plan particulier d’urbanisme (PPU) du boulevard Henri-Bourassa Ouest, étaient résolus à faire entendre leurs voix. Toutefois, malgré le chahut et l’opposition de Émilie Thuillier, le PPU a été adopté.

Applaudissements, huées, interventions intempestives, les élus n’ont pas été ménagés lors d’une soirée qui s’annonçait animée. Des appels avaient été relayés sur les réseaux sociaux pour se mobiliser en grand nombre contre l’adoption de ce plan, inscrit au point 40.11 de l’ordre du jour. Une centaine de citoyens était réunis dans la salle du conseil, un bon nombre était venu pour contester le PPU.

Les opposants rejettent ce qu’ils ont appelé un PPU amendé qui non seulement augmente la densité et autorise des immeubles de six étages, mais qui ne respecte pas, selon eux, le consensus auquel étaient parvenus élus et citoyens, après plus de deux ans de consultation.

«Êtes-vous prêts à retirer le point 40.11 et présenter le PPU une nouvelle fois à la consultation», a demandé Maurice Caryer, résident de la rue Tanguay. Une demande refusée immédiatement par le maire, Pierre Gagnier. La même démarche a été entreprise par Émilie Thuillier, conseillère d’Ahuntsic, qui a fait part de sa dissidence concernant ce point et qui a voté contre.

Dialogue rompu
Cela étant, le PPU Henri-Bourassa a été adopté et il sera intégré au plan d’urbanisme de la ville de Montréal. Pour M. Gagnier et les autres élus, la densification et la hauteur sont dictées par la nécessité d’avoir des logements sociaux sur le site.

«Nous avons eu des demandes claires de citoyens qui ont participé aussi aux différentes consultations publiques, pour qui il est nécessaire d’avoir des logements sociaux», a expliqué M. Gagnier. Pour rappel, ce PPU a été proposé après que des citoyens aient exprimé leur vive opposition au projet du promoteur Musto sur le site des anciens garages du ministère du Transport du Québec (MTQ), à l’ouest de l’arrondissement, sur le boulevard Henri-Bourassa, en 2012.

Une pétition de plus de 2500 signature et 120 mémoires ont été déposés à l’office de consultation publique de Montréal, qui a mené les débats. Le PPU concerne un vaste territoire bordé par le boulevard Henri-Bourassa et le terrain de la prison de Bordeaux, vers le nord toutefois. Cependant, le projet qui devrait voir le jour rapidement est celui situé sur les sites des anciens garages du MTQ.

«C’est un cas d’ombudsman», a affirmé Nathalie Cloutier, indiquant que les opposants ne comptent pas baisser les bras, une fois sortis de la salle du conseil.

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