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16:35 19 mars 2019 | mise à jour le: 19 mars 2019 à 16:35 temps de lecture: 3 minutes

Les Pollués de Montréal-Trudeau frappent à la porte de la ministre fédérale de la Santé

Les Pollués de Montréal-Trudeau frappent à la porte de la ministre fédérale de la Santé
Photo: Gracieuseté

Les Pollués de Montréal-Trudeau demandent qu’une consultation publique soit faite concernant l’agrandissement d’Aéroports de Montréal (ADM) annoncé au printemps dernier. Ils ont ainsi envoyé une lettre adressée à la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor.

Le collectif craint que les travaux, initialement évalués à 2,5 milliards de dollars, soient effectués sans consulter les résidents. Avec un projet d’une telle envergure, il estime que l’avis de spécialistes sur les aménagements et un examen public seraient nécessaires pour évaluer les impacts possibles.

«Compte tenu des niveaux de pollution sonore et de pollution de l’air découlant de l’activité aéroportuaire connue actuellement, l’agrandissement de l’aéroport Montréal-Trudeau doit être examiné selon les règles de l’art et débattu par la collectivité», explique Pierre Lachapelle, président des Pollués de Montréal-Trudeau.

Pour les résidents, une augmentation du nombre d’avions équivaudrait à une plus grande nuisance sonore. L’adoption d’un couvre-feu fait donc également partie des demandes requises pour interdire les vols de nuit.

«Le problème c’est que ça se développe au mauvais endroit. On veut connaitre les impacts sociaux et environnementaux», soutient M. Lachapelle.

Sans réponse

Il s’agit d’une deuxième demande du collectif au sujet de l’agrandissement d’ADM. La première avait été adressée en mai à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, après l’annonce de l’agrandissement. À ce jour, elle reste sans réponse.

Des démarches judiciaires sont entreprises par les Pollués pour déposer des demandes en jugement déclaratoire concernant l’agrandissement d’ADM et le couvre-feu. En attendant d’avoir un dossier substantiel à présenter, son président espère commencer les démarches d’ici l’automne. «Ou bien on va gagner notre qualité de vie, ou bien on va devoir endurer la pollution», conclut M. Lachapelle, déterminé à se faire entendre.

Un recours collectif autorisé en avril par la Cour supérieure du Québec a permis aux Pollués de mesurer le bruit à l’aide d’une dizaine de stations installées chez des résidents volontaires. Quatre nouvelles ont été ajoutées avant les Fêtes, dont une près de l’aéroport à Dorval et une autre à Pointe-Claire.

Phase de planification

Le projet d’agrandissement est aujourd’hui évalué à 4,5 milliards de dollars, englobant les coûts de construction de la station du Réseau express métropolitain (REM), le réaménagement des débarcadères, la réfection du stationnement étagé et la construction de l’extension de l’aérogare. Le nombre de nouvelles portes prévues reste à déterminer.

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Commentaires 1

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  • Mélissa Blouin

    Bel article! Pourquoi est-ce que les citoyens ne se retourne pas vers le ministre de l’environnement au Québec et Benoit Charette (Ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques)? Ça relève du fédéral l’aéroport?