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Pompier Pierre Lacroix: les conditions étaient tumultueuses

Portrait de Pierre Lacroix Photo: Rosanna Tiranti/Métro

Les deux jeunes plaisanciers qui se sont aventurés sur le fleuve le soir du 17 octobre 2021 n’avaient aucune expérience de navigation, selon ce qui a été entendu aujourd’hui lors des audiences de l’enquête publique du Bureau du coroner sur le décès du pompier Pierre Lacroix.

Cette explication du naufrage qui a coûté la vie au pompier montréalais Pierre Lacroix dans les eaux du Saint-Laurent, près de Lachine, l’an dernier s’ajoute à celles déjà établies par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) dans un rapport publié à la suite de la tragédie.

Pas de conscience du danger

Selon ce que révélait TVA Nouvelles, Tommy Yi désirait, avec sa meilleure amie, Ana Dicu, mettre à l’eau quelques minutes le bateau qu’il venait tout juste de récupérer à Rawdon dans le but de le revendre à un particulier.

Ils ont donc mis à l’eau leur nouvelle embarcation sans avoir procédé à une inspection mécanique générale et sans avoir d’expérience de conduite pour des bateaux de ce type.

«À ce moment-là, je n’avais pas conscience du danger. Je ne savais même pas qu’il y avait des rapides», affirmait la jeune femme lors de la première journée d’audiences. C’est à ce moment que les deux amis ont tenté de jeter l’ancre, sans succès, voyant qu’ils se dirigeaient vers les rapides et qu’ils étaient en difficulté.

La garde côtière a été contactée à ce moment et est intervenue en envoyant l’équipe de pompiers pour sauver les deux plaisanciers. Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a tenté de les secourir en attachant leur embarcation à la leur, mais cette dernière a soudainement dérivé puis chaviré, Pierre Lacroix se retrouvant emprisonné, ce qui a mené à sa noyade. Son décès a été confirmé le lendemain matin.

Les pompiers confiants malgré les conditions tumultueuses

Selon le rapport de la CNESST, l’équipage du SIM était qualifié d’expérimenté et indiquait que la confiance régnait entre les membres. Selon un des inspecteurs, Éric Dupont, ni l’équipage, ni le poste de commandement n’a évoqué la possibilité d’abandonner l’intervention malgré les conditions défavorables au sauvetage.

Les audiences publiques se poursuivront pendant deux semaines au palais de justice de Joliette en vue d’élucider les causes qui ont mené au décès du pompier Pierre Lacroix. La coroner Géhane Kamel préside l’enquête publique.

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