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Forte baisse des jeunes sans emploi depuis 1990

Image générée par l'intelligence artificielle dans le style de l'art minimaliste. L'image montre un jeune homme déposant une demande d'emploi à une femme.
Image générée par l'intelligence artificielle. Photo: Canva AI

La proportion de jeunes Québécois ni en emploi, ni aux études, ni en formation — désignés par l’acronyme NEEF — a considérablement diminué depuis la fin des années 1990. C’est ce que révèlent les données publiées mercredi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

En 2023-2024, près de 10% des jeunes âgés de 15 à 29 ans se trouvaient dans cette situation, comparativement à 17% en 1997-1998. Près des deux tiers de ces personnes cherchaient activement un emploi, alors que les autres n’en cherchaient pas.

Cette étude n’inclut toutefois pas les données les plus récentes concernant l’emploi et la formation. Le taux de chômage a augmenté chez les jeunes depuis 2024, selon l’ISQ.

Tableau montrant la proportion de jeunes selon différentes situations d'emploi.
Tableau montrant la proportion de jeunes en emploi et aux études.

Un progrès plus marqué chez les femmes et les ados

La baisse observée au cours des 25 dernières années n’a pas été uniforme selon le genre. Chez les femmes, la proportion de jeunes NEEF a reculé de 18% à 9% entre 1997-1998 et 2023-2024. Chez les hommes, la diminution a été moins prononcée, passant de 16% à 11%. Les jeunes hommes sont donc aujourd’hui proportionnellement plus nombreux que les jeunes femmes à se trouver en situation NEEF, une inversion par rapport à la situation qui prévalait à la fin des années 1990.

Sans surprise, les 15-19 ans sont nettement moins susceptibles d’être NEEF que leurs aînés. En 2023-2024, seulement 4,8% d’entre eux se trouvaient dans cette situation, contre 12% chez les 20-24 ans et les 25-29 ans. Cette différence s’explique en partie par le fait que les plus jeunes sont généralement encore aux études secondaires.

Des régions éloignées rattrapent leur retard

La tendance à la baisse est particulièrement notable dans certaines régions qui affichaient historiquement des proportions élevées. En Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, la part de jeunes sans emploi et sans formation en cours est passée de 35% à 19% depuis 1997-1998. Dans la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, regroupés à des fins statistiques, elle a chuté de 28% à 10%. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la proportion est passée de 22% à 7%.

La tendance à la baisse est aussi visible à Montréal. La diminution est toutefois moins forte, si bien que la proportion de jeunes NEEF dépasse désormais la moyenne provinciale, à 13,2%.

La situation est toute autre à Québec. Le taux de jeunes sans emploi a toujours été plus faible dans la Capitale-Nationale, mais la différence était encore plus marquée en 2023-2024 qu’auparavant. Le taux de jeunes NEEF est passé de 15,6% à seulement 5,4%, selon l’ISQ.

Des groupes encore vulnérables

Malgré ces progrès, certains groupes de jeunes demeurent nettement plus à risque de se trouver sans emploi. Les jeunes sans diplôme, certificat ou grade affichent une proportion de 12%, soit plus du double de la moyenne. Les résidents non permanents (16%) et les personnes immigrantes (15%) sont également surreprésentés, tout comme les membres de minorités visibles (14%).

La situation familiale joue aussi un rôle déterminant. Les jeunes vivant seuls présentent un taux NEEF de 21%, et ceux vivant en couple avec enfant, de 19%. Le niveau de scolarité des parents est par ailleurs fortement associé au risque de se trouver sans emploi et sans formation en cours: la proportion atteint 16% chez les jeunes dont le père n’a aucun diplôme, et 22% chez ceux dont la mère est dans la même situation.

Un indicateur suivi de près

Le concept NEEF est utilisé par les gouvernements et les organisations internationales comme indicateur du niveau d’intégration des jeunes dans l’économie et dans la société. Une proportion élevée de jeunes sans emploi et sans formation en cours est généralement associée à des risques accrus d’exclusion sociale, de pauvreté et de difficultés d’insertion à long terme sur le marché du travail.

L’analyse de l’ISQ, produite à partir des données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, dresse un portrait détaillé de l’évolution de cette réalité depuis la fin des années 1990.

Consultez le rapport Les jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEEF) au Québec:

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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