Investir: Investir Quatre pièges à éviter
Choisir un REER et établir un plan d’investissement sans trop se tromper peut être un véritable casse-tête. Plusieurs pièges et erreurs sont toutefois facilement évitables. Voici les erreurs les plus courantes lorsqu’on investit et quelques astuces pour les éviter.
La procrastination
La procrastination est l’ennemi numéro un de la planification de la retraite, et l’erreur la plus répandue. «Les gens réfléchissent au fait qu’ils devraient investir dans un REER, mais ne passent pas à l’action, fait valoir Liane Chacra, planificatrice financière auprès de Groupe Investors. Or, chaque année passée sans investir fait en sorte que la retraite sera plus coûteuse. Il faudra placer plus d’argent par mois pour atteindre le même but.»
Travailler en solo
Un des plus gros pièges à éviter lorsqu’on investit est de travailler seul, sans se référer
aux experts, selon Serge Pépin, directeur général des Placements de particuliers chez BMO. «Plusieurs auraient besoin de l’aide et des conseils d’un planificateur financier, mais ont peur de les demander», affirme-t-il.
Beaucoup tombent dans ce piège de penser qu’ils n’ont besoin de l’aide de personne. «On ne prend sa retraite qu’une seule fois dans sa vie; c’est difficile de devenir expert de la préparation de celle-ci, à moins de vraiment travailler dans le domaine», ajoute Liane Chacra.
La peur
Avec la crise économique, les gens sont nombreux à avoir développé de la méfiance envers le marché financier. «Les investisseurs qui ont peur ont tendance à choisir des dépôts à terme, croit Liane Chacra. Cependant, aujourd’hui, avec ce genre de placement, c’est impossible d’obtenir un bon rendement.» Solution : oser prendre quelques risques.
Chasser la performance
Investir dans un fonds de placement qui a bien performé l’année précédente peut être attrayant, mais n’est pas nécessairement la meilleure décision. Une année de rentabilité n’est pas nécessairement un gage de réussite à long terme, fait valoir le directeur des Placements aux particuliers chez BMO.
«Les gens doivent se connaître eux-mêmes, savoir quel genre de risques ils sont prêts à prendre, ainsi que les raisons pour lesquelles ils veulent épargner (pour la retraite? Pour l’achat d’une maison?).» Il vaut donc mieux fixer les objectifs qu’on cherche à atteindre, sinon, «on risque d’être bien déçu», conclut Serge Pépin.