La tension monte au championnat de roche-papier-ciseau
Un jeu d’enfants qui en dit long sur notre personnalité.
Il existe depuis toujours, mais le jeu de roche-papier-ciseau connaît un regain de popularité depuis que des compétitions sont organisées ici et là. Au Royaume-Uni, un championnat se tient tous les ans dans le cadre de l’événement sportif «Wacky Nation». Sally Raynes, l’organisatrice nous parle du classique jeu d’affrontements non violents.
Que faut-il pour être un champion?
Ça prend un peu de chance, mais il faut aussi user de psychologie, de ruse et d’arrogance.
Comment pénètre-t-on dans l’esprit de son adversaire?
De plusieurs façons : on peut fixer la personne dans les yeux, ou mettre des lunettes de soleil pour désorienter. On peut aussi présenter une attitude très agressive qui suggère qu’on va jouer «roche», alors qu’on a l’intention de jouer «papier». D’autres font des grimaces ou dansent… n’importe quoi pour déconcentrer l’adversaire.
Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui ont des personnalités plus «roche», qu’on peut deviner simplement en les regardant?
Typiquement, les hommes utilisent plus la «roche», alors que les femmes sont plus portées à choisir le «papier», parce que c’est passif agressif. Les ciseaux sont pour les gens malins.
Les trois derniers champions viennent tous de la petite ville de Woking, au sud de l’Angleterre. Pourquoi sont-ils si bons?
On a envoyé des enquêteurs pour trouver des réponses, en vain. Je n’ai aucune idée. Ça doit être quelque chose dans l’eau!
À l’événement «Wacky Nation», on organise aussi des courses à l’envers et de charmeurs de vers de terre. Quelle est votre activité favorite?
J’adore le jeu de roche-papier-ciseau. Il y a beaucoup de gens qui y reviennent chaque année et y a une belle ambiance, car nous faisons ça dans un bar. À la dernière ronde, le pub entier est divisé en deux, pour encourager un ou l’autre des adversaires. Et il se dit beaucoup de gros mots!