Les bandits à cravate, des victimes électorales
Alors que les élections approchent à grands pas, les conservateurs se pressent de faire valider leurs projets de loi. Mercredi, c’est la loi C-59 sur l’abolition de la libération anticipée des criminels non violents qui est entrée en vigueur.
Cette législation, adoptée grâce au Bloc québécois, durcit les conditions d’admission à la libération conditionnelle des criminels reconnus coupables d’un crime non violent qui en sont à leur première peine de pénitencier.
Ces derniers devront désormais attendre d’avoir purgé le tiers de leur peine, et non plus le sixième. Cette loi concerne aussi les trafiquants de drogue, a précisé le sénateur conservateur Larry Smith, hier à Montréal.
Le sénateur Smith a également confirmé qu’une fois les élections déclenchées, il démissionnera de son poste pour tenter de se faire élire dans la circonscription traditionnellement libérale de Lac-Saint-Louis, dans l’ouest de l’île de Montréal.
Le Barreau du Québec considère que les aspects rétroactifs de cette loi pourraient être contestés judiciairement. Certains opposants à cette loi soulignent quant à eux qu’elle risque d’engorger le système carcéral et de faire exploser les coûts.