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08:06 13 avril 2018 | mise à jour le: 13 avril 2018 à 10:36 Temps de lecture: 2 minutes

Les Français ne décolèrent pas contre Emmanuel Macron

Les Français ne décolèrent pas contre Emmanuel Macron
Photo: APStudents shout during a demonstration in Paris Friday, April 13, 2018. Students at campuses around France are now protesting admissions reforms that they fear threaten access to public university for all high school graduates. Macron on Thursday dismissed the student protesters as "professional agitators" and ridiculed some of their demands. (AP Photo/Francois Mori)

PARIS — Les Français ne décolèrent pas face aux réformes économiques proposées par le président Emmanuel Macron.

La police est intervenue tard jeudi pour déloger des étudiants qui occupaient l’université de la Sorbonne, pendant que des grèves entraînaient vendredi la fermeture de la tour Eiffel et l’annulation des deux tiers des trains à travers le pays.

M. Macron a prévenu jeudi, lors d’un discours à la télévision, que les grèves ne l’empêcheront pas de moderniser l’économie française.

Les cheminots ont relancé vendredi le mouvement de grève qui devrait interférer avec les déplacements de manière intermittente jusqu’en juin. Le nombre de grévistes est toutefois moindre qu’auparavant et les liaisons internationales sont essentiellement intactes.

Les responsables de la tour Eiffel ont annoncé sa fermeture au public vendredi en raison d’une grève des agents de sécurité. Leurs demandes n’étaient pas claires dans l’immédiat.

La Sorbonne a fait savoir que son célèbre Campus Paris Rive Gauche serait fermé après l’opération policière de jeudi soir. Quelque 200 étudiants retranchés à l’intérieur ont été expulsés, mais des centaines d’autres se sont massés à l’extérieur pour invectiver les policiers. L’incident a pris fin sans violence.

Les étudiants de partout au pays dénoncent des réformes au système d’admissions qui, craignent-ils, freineront l’accès aux universités publiques. Jeudi, M. Macron a affirmé que la grogne étudiante est principalement le fait d’«agitateurs professionnels» et il tourné en ridicule certaines de leurs demandes.

Le président a répété qu’il ira de l’avant avec la modernisation de la Société nationale des chemins de fer, afin de la rendre plus compétitive avant l’ouverture des marchés.

Les employés médicaux, les avocats, les juges et les retraités dénoncent eux aussi certains projets de réformes.

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