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15:23 7 février 2016 | mise à jour le: 7 février 2016 à 15:23 Temps de lecture: 3 minutes

Le Conseil de sécurité condamne le lancement d’une fusée à longue portée

Le Conseil de sécurité condamne le lancement d’une fusée à longue portée
Photo: The Associated PressMotohide Yoshikawa, center, Japan's ambassador to the United Nations, speaks to the media following a Security Council meeting at U.N. headquarters, Sunday, Feb. 7, 2016. Samantha Power, left, the U.S. ambassador, and South Korean Ambassador Oh Joon listen to his comments. The council is meeting about North Korea's successful launch of a long-range missile. (AP Photo/Mark Lennihan)

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné fermement le lancement d’une fusée à longue portée par la Corée du Nord, dimanche, alors que la propagande nord-coréenne se réjouissait du passage de cette “fascinante vapeur dans le ciel bleu”.

La Corée du Sud et la communauté internationale ont déploré massivement ce qu’ils jugent comme étant un autre test de missile balistique dangereux et une nouvelle “provocation inadmissible” de Pyongyang.

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni d’urgence dimanche à la demande des États-Unis et du Japon. Dans une déclaration signée par les 15 membres, le Conseil s’est engagé à adopter “rapidement” une nouvelle résolution avec de nouvelles sanctions “importantes” à l’endroit de la Corée du Nord. Il soutient par ailleurs que l’utilisation de technologies balistiques enfreint quatre résolutions adoptées depuis 2006.

La fusée a été lancée depuis la côte ouest de la Corée du Nord et elle a été repérée et suivie de manière distincte par les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud.

La Corée du Nord, qui parle d’un programme spatial pacifique, a indiqué qu’elle avait placé en orbite avec succès un nouveau satellite d’observation de la Terre, le Kwangmyongsong 4 (ou “étoile brillante, en français). Le pays a dit qu’il procéderait prochainement à d’autres lancements. Un représentant américain a confié qu’il faudrait plusieurs jours pour déterminer si l’opération a bel et bien réussi.

L’événement survient un mois après que le régime nord-coréen eut prétendu le mois dernier avoir testé une bombe à hydrogène. Ce dernier développement devrait amener Washington et ses alliés à imposer des sanctions encore plus sévères.

La communauté internationale a largement condamné ce dernier développement. Même la Chine, l’un des seuls alliés de la Corée du Nord — qui détient un droit de veto au Conseil de sécurité — a fait part de ses “regrets” que Pyongyang ignore l’opposition de la communauté internationale en procédant “obstinément” au lancement d’un test de missile balistique.

Les lancements de fusées et les tests nucléaires effectués par la Corée du Nord sont perçus comme des étapes cruciales en vue de son objectif ultime, qui est de se doter d’un arsenal de missiles nucléaires à longue portée. Pyongyang soutient que ses programmes de missiles et nucléaire sont nécessaires pour lui permettre de se défendre contre les États-Unis.

Par ailleurs, un représentant du ministère sud-coréen de la Défense, Yoo Jeh Seung, a dit aux journalistes que Séoul et Washington s’étaient entendus pour tenir des pourparlers sur le possible déploiement d’un système de défense antimissile en Corée du Sud. La Corée du Nord condamne déjà la présence de 28 500 soldats américains en Corée du Sud et Pékin verrait ce nouveau développement comme une menace pour ses intérêts dans la région.

Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a supervisé deux des quatre essais nucléaires menés par le pays depuis qu’il a succédé à son défunt père, Kim Jong-il, à la fin de 2011.

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