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Stationnement sur Jean-Talon: pas de pénurie, mais une mauvaise gestion

Stationnement sur Jean-Talon: pas de pénurie, mais une mauvaise gestion
Photo by: Archives TC Media

Il n’y a pas de pénurie d’espaces de stationnement sur la rue Jean-Talon, révèle une étude commandée par la Société de développement commercial (SDC) Jean-Talon Est. Toutefois, les automobilistes qui s’y stationnent ont tendance à ne pas respecter la signalisation.

Au cours des derniers mois, un consultant en développement socioéconomique a répertorié et cumulé des données sur le stationnement de la rue Jean-Talon, du boulevard Provencher à la rue de la Villanelle. Il a constaté que le taux d’occupation des espaces était loin d’être alarmant, même si les commerçants se plaignent régulièrement d’un manque d’endroits où immobiliser les véhicules sur l’artère commerciale. Alors qu’un taux est jugé critique s’il dépasse les 85%, la rue Jean-Talon oscille, en moyenne, entre 50% et 75% selon la zone de stationnement et le moment de la semaine.

«C’est une situation contradictoire avec ce que les gens percevaient et nous indiquaient. Il y a du stationnement sur Jean-Talon, il n’est pas là le problème», souligne le directeur de la SDC Jean-Talon, Sylvain Tardif.

[bignumber number= »285″] Selon le portrait-diagnostic du stationnement de la Ville de Montréal, il y a 285 places de stationnement sur la rue Jean-Talon, entre les boulevards Langelier et Viau. [/bignumber]

Le problème se situe davantage au niveau du taux de roulement. Les automobilistes se stationnent trop longtemps sur la rue Jean-Talon, même si la signalisation y interdit aux automobilistes d’immobiliser leurs véhicules pour plus d’une heure.

«Je ne mets le blâme sur personne, mais si un employé se stationne directement devant son commerce pour toute la journée, ça enlève une place de qualité pour les clients. De plus, en hiver, il y a des automobilistes qui stationnent leur voiture pendant plusieurs jours sur la rue Jean-Talon, sans la déplacer», déplore M. Tardif.

Solutions

Un grand nombre de solutions se présentent pour la SDC et l’arrondissement de Saint-Léonard pour améliorer la situation, estime le directeur.

«Nous pourrions améliorer l’affichage des stationnements privés pour mieux informer la population qu’ils existent. Nous pourrions aussi faire du marquage au sol pour éviter qu’un véhicule empiète sur deux espaces et créer des zones de stationnement commerciales sur les rues transversales», énumère M. Tardif, écartant du même souffle l’idée d’implanter des parcomètres.

Ces nouvelles stratégies permettraient également de mieux gérer les changements à venir, dont le prolongement de la ligne bleue à Saint-Léonard ainsi que le projet de revitalisation de la rue Jean-Talon qui nécessitera le retrait d’une quarantaine d’espaces de stationnement pour l’aménagement de places publiques.

«Si le tout est bien géré, les changements se feront en douceur», avance M. Tardif.

Ce dernier a transmis les résultats de l’étude à l’arrondissement de Saint-Léonard afin de créer un comité de travail qui se penchera sur l’élaboration d’une stratégie du stationnement au cours des prochains mois. Selon le directeur, le plan de match devrait être terminé cet automne.

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