Soutenez

De l'importance de faire ses courses dans sa rue

Ma rue c’est la rue Ontario (entre les rues Saint-Denis et Papineau),
mais cela pourrait aussi être la vôtre. Depuis qu’on y a acheté un condo
tout près, il y a un an, ma copine et moi avons décidé d’y réaliser
toutes nos courses (environ 95%). Tout ça pour encourager les
commerçants locaux et contribuer à la revitalisation de la rue qui en a
bien besoin!

Ma coiffeuse, c’est Claire. Pour un ridicule 13$, elle s’escrime pendant une heure à me rendre de nouveau présentable. Elle se rappelle toujours de mon prénom, même si je ne passe que tous les trois mois. Faut dire que c’est le prénom de son grand-père.

Mon poissonnier, c’est François-Xavier. Il travaille à La Mer, une boutique du marché Saint-Jacques. J’espère qu’il aura bientôt les truites dont il m’a parlé, des truites qui ont grandi en serre dans des bassins, sous les laitues.

Dans le marché, il y a aussi des pâtes fraîches maison et un fromager qui m’a fait réaliser qu’on n’a plus rien à envier aux Français pour les fromages et que les supermarchés n’offrent à peu près rien de vraiment bon à ce chapitre. D’ailleurs je ne vais plus au supermarché, il n’y en a pas sur ma rue!

Mon quincailler, c’est la famille Moussette. Pour éradiquer les cennes noires, ils proposent des arrondis parfois en leur faveur, parfois en la vôtre. Pas fou non?

On applique aussi la même philosophie pour le pain, la pharmacie, et même les sorties au restaurant.

Pourquoi je vous raconte ça? Parce qu’en agissant ainsi, on évite la croissance des  grandes surfaces qui nuisent aux petits commerces, on marche plus, on socialise et, surtout, en enrichissant sa rue, on permet à son condo de prendre de la valeur. Depuis que j’ai acheté près de la rue Ontario, je suis devenu capitaliste!

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.