Montréal

Chaîne humaine pour plus de services dans les écoles publiques

Chaîne humaine pour plus de services dans les écoles publiques
Photo: Josie Desmarais/Journal MétroDes élèves et des parents du mouvement Je protège mon école publique manifestent devant l'école secondaire Père-Marquette.

Une cinquantaine d’élèves de l’école secondaire Père-Marquette et de parents ont tenu une chaîne humaine dans le but de dénoncer les services jugés manquants dans les écoles, à la suite du changement de l’indice de défavorisation de plusieurs écoles montréalaises.

«Plusieurs écoles ont vécu ce changement et voient les coupes, alors que le ministre [de l’Éducation, Jean-François Roberge] avait bien dit en chambre en novembre dernier, lorsque la question lui avait été posée, qu’il n’y aurait pas de coupes, a déploré mardi matin la porte-parole du mouvement Je protège mon école publique, Pascale Grignon. Malheureusement, sur le terrain, c’est autre chose qu’on voit.»

Le changement de l’indice de défavorisation entraînera des baisses de budgets pour de nombreuses écoles, et celles-ci se voient dans l’obligation de «faire des choix déchirants» et couper dans des services professionnels, mais aussi dans l’aide alimentaire, par exemple.

Dans le cas précis de l’école Père-Marquette, «c’est le parascolaire qui en a payé le prix», selon le président du conseil d’établissement de l’école Père-Marquette, Yannick Sadler.

Il a par le fait même évoqué que Père-Marquette était l’une des écoles les plus «perdantes», car la modification de l’indice réduit le budget de l’école d’environ 200 000$.

Aux yeux de Mme Grignon, cette situation met en lumière un problème encore plus grand, celui du manque de service dans toutes les écoles, défavorisées ou non.

«Les écoles défavorisées, qui avaient de l’aide, étaient en train de se sortir la tête de l’eau, et là on leur enlève l’oxygène qu’elles étaient en train de gagner. Mais les autres écoles, celles qui n’avaient pas ce coup de pouce supplémentaire en termes de soutien, elles n’ont jamais vu ces mesures-là de près ou de loin», a-t-elle pointé.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est dit «complètement d’accord avec le fait qu’on manque de services», ce qui est le reflet du fait que «pour les derniers ministres, l’éducation était un sujet de discours, mais pas une priorité.»

Un peu plus tôt ce matin, M. Roberge a annoncé l’ajout de près de 850 enseignants et professionnels supplémentaires pour la prochaine rentrée.

«Les parents se sont souvent fait dire que l’argent s’en venait, je les comprends d’être méfiants, mais le budget est là, ce ne sont pas seulement des promesses», a assuré le ministre à Métro.

Concernant l’aide alimentaire, le ministre a été clair : aucun jeune recevant présentement l’aide alimentaire n’en sera privé en septembre.

«Mieux que ça, des milliers de jeunes qui n’en ont pas y auront droit. Je pense bien qu’ils seront rassurés à la prochaine rentrée. Les effets positifs de la CAQ, on va les voir en septembre prochain», a-t-il soutenu.