Montréal
11:15 28 janvier 2020 | mise à jour le: 28 janvier 2020 à 14:33 temps de lecture: 3 minutes

La STM devra créer une charte des droits pour ses usagers

La STM devra créer une charte des droits pour ses usagers
Photo: UnsplashDe 2012 à 2018, le réseau d’autobus de Montréal a perdu près de 34 millions de passages individuels, soit une moyenne d’environ 5 millions par année.

La Société de transport de Montréal (STM) aura une charte des droits pour ses usagers. Les élus montréalais ont adopté mardi cette demande de l’opposition officielle, qui vise à améliorer la qualité du service de bus et de métro offert aux citoyens de la métropole.

Une version amendée d’une motion d’Ensemble Montréal à cet effet a été adoptée à l’unanimité mardi matin en séance du conseil municipal. Celle-ci précise que la STM se doit de respecter se «promesse» d’un offrir un service de transport collectif de qualité.

«Le principal facteur qui permet aux gens de migrer vers le transport collectif en voie réservée, c’est la fiabilité», a reconnu le responsable de la mobilité à la Ville de Montréal, Éric Alan Caldwell. 

Cette charte permettra d’assurer le droit à un environnement sécuritaire dans son réseau de bus et de métro. Elle vise aussi à assurer le «respect de la ponctualité». Une demande qui survient alors que le manque de bus disponibles sur la route aux heures de pointe mine la ponctualité du service.

«Le principal facteur qui permet aux gens de migrer vers le transport collectif en voie réservée, c’est la fiabilité.» -Éric Alan Caldwell, responsable de la mobilité à la Ville

Manque de bus

Dans les derniers mois, le nombre de bus sur les routes aux heures de pointe a affecté la qualité du service offert, une situation notamment attribuée à l’arrivée progressive des 300 nouveaux autobus hybrides promis par l’administration Plante et aux travaux d’agrandissement dans trois centres de transport.

L’an dernier, la STM a d’ailleurs reçu 30 166 plaintes reliées à son réseau de bus, soit 32% de plus qu’en 2017. La problématique du manque de bus disponibles semble toutefois en voie de se résorber. Mardi, la cible de 1425 véhicules disponibles pendant cette période de fort achalandage a d’ailleurs été atteinte.

«Le but, c’est de garantir aux Montréalais le droit de recevoir le service auquel ils s’attendent», a expliqué la leader de l’opposition officielle et auteure de cette motion, Karine Boivin Roy. 

En ce qui concerne le réseau du métro, les retards sur le service en novembre ont totalisé 1583 minutes en novembre. Des retards de service sur les lignes verte et orange ont d’ailleurs ralenti l’arrivée de plusieurs élus à l’hôtel de ville mardi, ce qui a retardé d’une quinzaine de minutes la reprise des travaux du conseil municipal.

«C’est un peu ironique», a laissé tomber à cet égard le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez, lors d’un point de presse à l’hôtel de ville.

Plan stratégique

En vertu de cette motion, la STM devra intégrer cette charte de droits dans la version révisée de son Plan stratégique organisationnel 2025. La société de transport aura par ailleurs l’obligation de réaliser une reddition de compte annuelle quant au respect de cette charte.

«À l’heure actuelle, les cibles pour chaque élément du programme sont en cours d’élaboration. Ce programme a récemment été revu et nous devons collecter davantage de données pour être en mesure de mieux établir des cibles réalistes tout en étant ambitieuses», a indiqué par courriel une porte-parole de la STM, Amélie Régis, au sujet de ce plan stratégique.

La STM inclura ainsi la charte en question dans la prochaine version de son plan stratégique, qui se donnera des cibles pour 2030, a-t-elle précisé. La société de transport entamera cette révision au cours de l’année.

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