Montréal

Un service en ligne de dénonciation pour désengorger le 911

Une voiture du SPVM
Photo: Archives Métro Média

Inondé d’appels en lien avec la pandémie de coronavirus, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a lancé un outil de dénonciation en ligne pour désengorger le 911.

Logé au spvm.qc.ca, le portail en ligne permet la dénonciation et le signalement des incidents comme un rassemblement interdit, le non-respect des mesures de distanciation sociale ou l’ouverture d’un commerce non essentiel.

Le SPVM recommande toujours de faire appel au 911 pour dénoncer les malades ou les voyageurs qui ne respecteraient pas les mesures d’isolement volontaire.

Sans vouloir le chiffrer, les policiers indiquent recevoir quotidiennement un important volume d’appels reliés à la COVID-19.

«Nos téléphonistes sont en mesure de répondre, mais c’est un appel après l’autre en ce moment, a indiqué André Durocher, conseiller au cabinet du directeur du SPVM.  Il est important que le 911 ne soit pas constamment à pleine capacité pour maintenir des pauses d’une ou deux minutes entre les appels et permettre à nos gens de garder un bon niveau de concentration.»

«On n’est pas sans savoir qu’avec le beau temps, va venir une augmentation des dénonciations. On veut s’assurer de ne pas engorger inutilement le 911» – André Durocher, porte-parole du SPVM

Le beau temps redouté

Le SPVM craint particulièrement une hausse d’appels dans les prochains jours, lorsque le temps printanier incitera davantage de gens à sortir.

«On a vu une augmentation d’appels le samedi 4 avril, une très belle journée qui a mené à la fermeture de l’île Notre-Dame et du stationnement du parc du Mont-Royal. On a été en mesure d’y répondre, mais on ne veut pas que ce genre de situation perdure dans le temps», a expliqué M. Durocher.

«Le vrai test va venir quand la température sera plus clémente et que le printemps sera solidement implanté.»

Depuis le 12 mars, le SPVM a distribué un total de 1006 constats et rapports d’infraction généraux en lien avec le non-respect des mesures gouvernementales.

De son côté, la Sûreté du Québec en a attribué un total de 651.

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