Montréal
14:18 22 février 2021 | mise à jour le: 22 février 2021 à 21:45 temps de lecture: 4 minutes

Investissements étrangers: le Grand Montréal tire son épingle du jeu, malgré la pandémie

Investissements étrangers: le Grand Montréal tire son épingle du jeu, malgré la pandémie
Photo: Josie Desmarais/Métro

Le Grand Montréal a attiré un nombre record de projets d’investissements étrangers l’an dernier, pour un montant final toutefois moindre qu’en 2019. De nombreux infirmiers, surtout en provenance de France, sont aussi venus prêter main-forte dans la métropole, durement éprouvée par la pandémie.

Montréal international (MI) a présenté lundi ses résultats pour l’année 2020. Ainsi, on constate que l’organisation a accompagné l’an dernier 90 projets d’investissements étrangers dans le Grand Montréal, notamment dans les services informatiques, le développement de logiciels et les technologies de la santé.

Il s’agit d’un nombre record de projets pour l’organisation, qui souligne que ceux-ci ont permis de créer plus de 8000 emplois offrant un salaire moyen de près de 84 000$ par année. Ces projets ont aussi permis au gouvernement du Québec d’encaisser 263 M$ en retombées fiscales.

«Ces résultats sont fort encourageants», a d’ailleurs réagi lundi le ministre québécois de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en conférence de presse virtuelle.

La somme de tous ces investissements, qui totalise plus de 2,2 G$, est toutefois inférieure de 15% à la somme rapportée en 2019 par l’organisation.

Une situation qui s’explique par une baisse du nombre de méga-projets l’an dernier, a expliqué lundi le président-directeur général de MI, Stéphane Paquet. Difficile de dire si la pandémie a joué un rôle dans la baisse du nombre de nouveaux projets «éléphants» dans la métropole, a-t-il dit. Il est toutefois possible que certaines entreprises préfèrent attendent la fin de la crise sanitaire pour réaliser de grands investissements, a-t-il évoqué lorsque questionné par Métro.

Le Grand Montréal attractif

Quand on se compare, on se console. Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, la baisse des investissements étrangers à l’échelle mondiale aurait chuté de 35% l’an dernier. C’est donc dire que le Grand Montréal a bien tiré son épingle du jeu en matière d’attractivité internationale en 2020, dans le contexte de la pandémie.

«Ça fait du bien une bonne nouvelle comme celle-ci parce qu’on le sait, depuis un an, ce n’est pas toujours facile à Montréal», a d’ailleurs réagi la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Selon elle, les investissements étrangers dans la métropole joueront un rôle important dans sa relance économique, notamment au centre-ville.

Sur les 90 projets d’investissements que MI a accompagnés l’an dernier, près de la moitié sont de nouveaux projets, a d’ailleurs indiqué la mairesse. «Ça veut dire qu’il y a un attrait [pour le Grand Montréal]. C’était le cas bien sûr avant la pandémie et on va continuer à plancher là-dessus», a-t-elle dit.

L’organisation fait d’ailleurs état d’investissements étrangers de 3,2 G$ au centre-ville de Montréal depuis 2018, pour un total de plus de 12 300 emplois créés en trois ans. Ainsi, bien que le centre-ville «continue de souffrir» de la crise sanitaire, Stéphane Paquet est optimiste que ce secteur continuera d’attirer des entreprises étrangères dans les prochaines années.

Montréal international entrevoit d’ailleurs une croissance du PIB de 5,4% dans la région, cette année.

«Le centre-ville est aussi un lieu privilégié pour les investisseurs et les entrepreneurs.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Travailleurs de la santé

D’autre part, l’organisation fait état d’un recrutement de 772 travailleurs étrangers dans la région, l’an dernier. De ce nombre, 237 sont des infirmiers et infirmières provenant dans 75% des cas de France.

«On est très contents de les avoir», a lancé Stéphane Paquet, qui voit dans ce recrutement une des avenues pour faire face à la pénurie de main-d’oeuvre dans le réseau de la santé au Québec.

Ce sont d’ailleurs cinq fois plus de travailleurs étrangers que MI a recrutés l’an dernier, par rapport à 2016.

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