Montréal
10:09 12 avril 2021 | mise à jour le: 12 avril 2021 à 16:19 temps de lecture: 2 minutes

Des millions pour faire revivre la Biosphère

Des millions pour faire revivre la Biosphère
Photo: ArchivesLa Biosphère de Montréal.

Le musée de la vie reprend vie. Après des années d’incertitude, et une année de pandémie, Ottawa, Québec et Montréal s’allient pour verser 45 M$ sur cinq ans à la Biosphère et assurer son avenir.

L’annonce a été faite conjointement lundi par les trois ordres de gouvernement. C’est Espace pour la vie qui assurera désormais le maintien des opérations.

Dans son budget du 25 mars, le gouvernement du Québec avait prévu 15 M$ pour «assurer l’avenir du musée». Les trois paliers verseront finalement des montants égaux de 3 M$ par année, sur une période de cinq ans.

«Il était temps qu’on se branche», a lancé d’emblée la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors d’un point de presse en virtuel. La propriété de la Biosphère passe entre les mains de son administration, après plusieurs années sous le giron fédéral.

La Biosphère conservera son mandat d’origine, celui d’éduquer ses visiteurs sur les changements climatiques. Une part des sommes investies lui permettront de rénover ses installations. Une autre, de «bonifier» ses expositions.

Sur le bord du gouffre

L’ancien pavillon des États-Unis à l’Exposition universelle de 1967 est en danger de fermer ses portes depuis quelques années déjà. En 2013, sous le gouvernement fédéral de Stephen Harper, Environnement Canada avait évoqué la possibilité de mettre fin aux activités muséales de la Biosphère pour y installer un centre d’études météorologiques.

Six ans plus tard, elle s’est presque retrouvée sans propriétaire. Après avoir renouvelé d’urgence le bail du musée à l’automne 2019, le gouvernement fédéral avait mis sur pied un comité en compagnie de la Ville et du gouvernement du Québec afin de «développer une vision pour l’avenir de la Biosphère».

La sphère métallique joue le rôle de musée montréalais de l’environnement depuis plus de 25 ans. Pandémie oblige: elle n’a toujours pas rouvert ses portes depuis le début 2020.

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