Montréal veut récupérer les sommes volées par des fonctionnaires
La Ville pose un premier geste pour récupérer une partie des sommes perdues à cause de trois fonctionnaires corrompus.
La Ville réclamera au minimum 1,1M$ à trois de ses anciens employés, Gilles Surprenant, Luc Leclerc et François Thériault. Ils ont tous les trois participé à un stratagème de faux extras sur des chantiers de constructions.
C’est ce qu’a indiqué mercredi le maire de Montréal, Michael Applebaum. «Lorsque j’ai été assermenté en novembre dernier, j’ai fait une promesse aux Montréalais, celle de tout faire pour récupérer l’argent qui leur a été volé. Aujourd’hui nous venons de franchir un pas dans cette direction», a t-il ajouté.
Pour y arriver la Ville déposera des griefs contre les syndicats des trois ex employés concernés. Le tribunal arbitral du travail tranchera ensuite. Si la Ville obtient gain de cause, elle pourra tenter de saisir les sommes demandées à chaque employé. Si l’arbitre repousse la cause de la Ville, cette dernière promet de poursuivre au civil.
Le maire Applebaum justifie cette précipitation par les délais de prescription assez courts (6 mois) en matière de droit du travail. Or les enquêtes internes ont dévoilé le pot aux roses en octobre.
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Même s’ils ne sont pas directement visés par les poursuites, les deux syndicats concernés ont peu apprécié la façon de faire du maire Applebaum. «Sur le fond on est d’accord que la ville veuille récupérer ces sommes mais c’est très inusité de demander à un arbitre du travail de juger une cause comme ça», a déclaré le président du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal, Martin Tremblay.
M. Tremblay reproche notamment au maire Applebaum de publiciser cette démarche alors même que son syndicat n’a même pas encore reçu les griefs en question. Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal a déclaré qu’il ne ferait aucun commentaire pour l’instant.