Montréal

La carte à puce arrive en ville

D’ici un an et demi, tous les usagers réguliers de la Société de transport de Montréal (STM) voyageront avec une carte à puce.

«Cette carte à puce était attendue depuis longtemps. La STM l’espère depuis 20 ans», a déclaré hier le président de la STM, Claude Trudel.

Les étudiants pourront se procurer la carte à puce dès la rentrée scolaire, alors que les usagers réguliers l’obtien­dront au cours de l’automne, sinon de l’hiver. Au cours des prochaines semaines, elle sera distribuée à des Mont­réalais résidant dans des quartiers ciblés, comme Anjou, Mont-Royal et LaSalle.

«D’ici l’été 2009, elle sera utilisée par près d’un million de personnes au Québec», a indiqué M. Trudel.

La carte a puce, nommée Opus, pourra être utilisée dans tout le réseau de transport métropolitain, de même que dans celui de Québec (RTC). Pas moins de 40 titres de transport pourront être téléchargés sur cette même carte à puce, que ce soit dans les stations de métro, dans les billetteries et dans près de 700 points de vente au Québec.

Jusqu’en juin 2009, elle sera vendue au coût de 3,50 $ (le prix régulier est d’environ 7 $). Sa durée de vie sera de près de sept ans. En cas de perte, elle pourra être restituée avec le solde inutilisé.

Finies les correspondances
Les lisières de billets et les correspondances seront, quant à eux, remplacés dès la semaine prochaine par une carte magnétique. Elle sera disponible auprès des changeurs, dans des distributrices et dans les dépositaires de titres de transport.

Déjà, des essais sont effectués avec des employés de la STM pour valider le fonctionnement de la carte à puce et de la nouvelle carte magnétique. «On voit que la capacité de compréhension est assez rapide», a rapporté M. Trudel.

La STM préparait l’arrivée de la carte à puce depuis 2001. Le nouveau système de perception a été acquis au coût de 169 M$. Le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 76 M$  pour ce projet.

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