Montréal

Le SPVM récidive avec des cartes à collectionner

Pour une deuxième année consécutive, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) utilisera des cartes à collectionner pour se faire connaître et se rapprocher des jeunes.

La collection 2008 de cinq cartes présentera d’abord la patrouille, puis l’enquête, la patrouille nautique, le groupe tactique d’intervention et l’unité métro.

«Je suis le premier à dire qu’on ne sortira pas directement des jeunes de la rue grâce à ces cartes, mais, pour nous, c’est un outil de plus, un outil de rapprochement», explique le porte-parole du SPVM, le sergent Ian Lafrenière.
Ces cartes seront remises aux patrouilleurs et aux agents sociocommunautaires pour ensuite être distri­buées aux jeunes dans les écoles, les maisons de jeunes, les parcs, etc. L’ini­tiative du SPVM?est  appuyée par Jeu­nesse au Soleil et financée par un donateur anonyme.

Les cartes sont également utilisées pour faire la promotion des métiers au SPVM, dans les cégeps par exemple. Combien coûte une voiture de police? Quel est
le coût d’un chiot qui sera entraîné? Sur combien de patrouilleurs le SPVM peut-il compter??Voilà le genre de faits et de statistiques que les «collectionneurs» trouveront sur leurs cartes.

Comme l’an dernier, les agents pourront distribuer environ 125 000 cartes présentant les métiers du SPVM, auxquelles s’ajouteront 100 000 cartes de sa mascotte.

 «On cherchait quelque chose qui n’était pas trop gros, c’est le format qui est intéressant. On peut en avoir plusieurs sur soi et en donner facilement», fait aussi remarquer le sergent Lafrenière.

Une initiative différente
Si d’autres services policiers des États-Unis utilisent la même méthode, ils le font d’une manière quel­que peu différente. «Leurs cartes sont souvent personnalisées, note le sergent, c’est-à-dire qu’elles retracent le parcours d’un agent en particulier, comme les cartes de hockey.»

Au SPVM, on a préféré mettre l’accent sur les unités et les fonctions, plutôt que sur les individus. Et d’autres idées germent dans la tête du porte-parole, qui pense entre autres produire des cartes sur les différentes postes de quartier.

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