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«Situation difficile, mais sous contrôle» à Sainte-Justine

Les urgences de l’Hôpital pour enfants Sainte-Justine tentent de rassurer les familles à concernant un possible «bris de service» consécutif aux engorgements.

«La situation est difficile, mais elle est sous contrôle», a déclaré hier Julie Powell, présidente du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CHU Sainte-Justine. Cela fait suite à la divulgation par le quotidien La Presse d’un document interne faisant état des effets dangereux qu’engendre la pénurie actuelle de ressources aux urgences.

«Un « bris de service » ne signifie pas que les urgen­ces vont fermer, mais c’est sûr que si ce sont des cas moins graves, l’attente peut être longue», déclare la Dre Phuong Nguyen. Elle demande aux parents de se rendre dans des cliniques locales plutôt qu’aux urgences s’il n’y a pas de danger pour la santé de leur enfant.

Temps d’attente trop long

Cette année, pas moins de 10 000 personnes (17 % de celles qui se sont rendues à l’urgence) auraient quitté Sainte-Justine sans avoir vu de médecin à cause de délais d’attente dus, entre autres, au manque de médecins. «Il y a 10 ans, il y avait une banque de 58 médecins, maintenant, c’est de 20 à 25. L’élastique est vraiment tendu au bout et il est même fissuré», selon le Dr Michel Arsenault, chef des urgences.

«Idéalement, il nous faudrait quatre médecins à chaque quart de travail (de jour et de soir) et un pour le quart de nuit, mais on s’arrange avec trois médecins», explique le Dr Powell. «C’est une situation fragile, il suffirait d’un seul départ imprévu pour que ce soit le chaos», ajoute la Dre Nguyen.

Et en janvier, au moins deux médecins devraient partir. «Si rien n’est fait pour changer la situation, on va vers un épuisement professionnel collectif», conclut-elle.

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