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Un compostage difficile à organiser

Trois mille foyers partagent l’expérience de la collecte des résidus alimentaires dans Le Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Après plus de deux mois de ramassage des déchets de table, l’engouement des citoyens semble toujours au rendez-vous. Cependant, quelques voix discordantes se font entendre. Quel est le premier bilan de cette opération appelée à s’étendre à toute la ville?

Le 2 décembre 2008 marquait le lancement officiel de la collecte. Le même jour, une réunion d’information rassemblait en soirée les organisateurs du dispositif et les habitants de l’arrondissement. Premier accroc : plusieurs testeurs, prêts à devenir des composteurs actifs, n’avaient toujours pas reçu leur bac brun.

Le problème sera résolu quelques jours plus tard. «94 % des ménages ont répondu positivement lorsqu’on leur a proposé de participer au recyclage des déchets organiques», ex­plique Josée Duplessis, conseillère du district De Lorimier et instigatrice du projet de compostage dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Le déma­rrage du programme semble cependant prendre du temps avant d’atteindre son rythme de croisière. Le nombre des bacs bruns censés être alignés le mardi soir dans les rues du Plateau- Mont-Royal ne semble pas représenter la participation de 94 % des habitants de l’arrondissement.

Quelques critiques
Voici les critiques les plus fréquentes chez les résidents de la zone test : «Il faut que je descende du troisième étage avec un bac trop lourd à porter», «Il faut impérativement déposer et récupérer notre bac organique entre 6 et 8 h le mardi matin si l’on ne veut pas risquer une amende. L’horaire est trop contraignant pour moi», «C’est une opération séduction qu’a menée l’arrondissement en mettant en place un projet qui manque de maturité.»

Plus que la remise en cause de l’initiative elle-même, soutenue de manière unanime, il semble que l’organisation de la collecte ne satisfasse pas tout le monde. Une organisation qui ne permet pas encore, au 94 % des foyers tests, de participer pleinement à la collecte des résidus alimentaires. Il est impossible de savoir, deux mois et demi après son lancement, si le programme est viable à une plus grande échelle. C’est sans compter qu’il reste à trouver des solutions pour multiplier les usines de compostage, encore trop peu nombreuses. 

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