Soutenez

Les étudiants de l'UQAM ne veulent pas d'une loi «bâillon»

Nouvelle sortie dans la saga de l’UQAM, cette fois-ci faite par les associations facultaires étudiantes qui dénonçaient ce matin la menace d’une loi spéciale que laisse planer le gouvernement du Québec.

«Pour nous, la ministre a en main les moyens de régler la crise à l’UQAM, c’est-à-dire de financer adéquatement l’institution, soutient Julie Depelteau, porte-parole des associations étudiantes de l’UQAM. La menace d’une loi spéciale nous semble donc inappropriée pour régler la crise.»

On craint une loi bâillon
Bien que les mesures exactes d’une telle loi restent imprécises, Julie Depelteau craint que cette loi ne vienne bâillonner les moyens de pression faits par les professeurs et les étudiants. «Si cette loi oblige les professeurs à retourner en classe, ça ne réglera en rien la crise à l’UQAM», affirme-t-elle.

Les seules voies de solution envisagées par les associations étudiantes pour régler la crise sont l’amélioration des conditions de travail des professeurs et le réinvestissement massif de la part du gouvernement.

Un vase trop plein
Le président du syndicat des étudiants employés de l’UQAM (SÉTUE), Éric Demers, qui s’est joint à la cohorte de représentants étudiants, dénonce quant à lui le sous-financement récurrent à l’UQAM duquel découle une série de problèmes. «L’administration voudrait le statu quo et pour nous c’est inacceptable puisqu’il a y un sous-financement historique de l’UQAM et tout le monde en souffre», clame-t-il.

«À l’origine, l’UQAM a une mission sociale et publique et à cause de cette mission particulière, l’UQAM doit être gérée de façon particulière et non comme une entreprise privée, dit M. Demers. Ce n’est pas juste une grève des professeurs ou des négociations du SÉTUE, c’est une entreprise de démolition de l’UQAM qui est en cours et c’est ce qu’on veut stopper tous ensemble.»

Rappelons que plus de 15 000 étudiants et quelque 620 professeurs et maîtres de langue sont toujours en grève au moins jusqu’au 24 avril. Bien que l’issue du conflit soit méconnue, aucune annulation de session n’est encore prévue, selon Julie Depelteau.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.