Montréal

Projet Montréal exige le recouvrement de Décarie

Après l’autoroute Ville-Marie, voici que Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, a annoncé son intention d’exiger le recouvrement de l’autoroute Décarie «dans les meilleurs délais», afin d’y aménager des jardins, des aires de jeu et des marchés publics.

Selon les plans dévoilés hier, quatre segments de Décarie, entre les rues Sherbrooke et Jean-Talon, seraient progressivement recouverts par une dalle-parc, une technique utilisée pour créer le célèbre Millenium Park de Chicago, né du recouvrement de voies ferrées en tranchées.

L’espace situé de part et d’autre de la rue Queen Mary devrait faire l’objet du premier recouvrement, qui totaliserait quelque 300 mètres.

Le recouvrement des portions de l’autoroute Décarie situées aux environs du métro Namur et de part et d’autre de l’avenue Notre-Dame-de-Grâce devrait suivre.

Le ministère des Trans­ports du Québec (MTQ) devra toutefois se montrer coopératif puisque l’autoroute Ville-Marie demeure sous sa responsabilité, et non sous celle de la Ville de Montréal.

«Il est indispensable que le ministère des Transports répare au moins en partie le tort qui a été causé aux Montréalais à la fin des années 1960 lorsquon a coupé un quartier en deux pour y creuser l’autoroute Décarie, sans même installer les mesures d’atténuation de la nuisance prévues initialement», a déclaré Richard Bergeron.

Autre vision pour Notre-Dame
Richard Bergeron a profité de la journée d’hier pour interpeller le MTQ sur un autre sujet délicat : le réaménagement de la rue Notre-Dame.

Alors que l’intention du ministère est de creuser, par endroits, des tranchées afin d’enfouir une partie de la rue Notre-Dame qui serait transformée en boulevard urbain, Richard Bergeron a tenté de sonner l’alarme afin d’éviter une répétition de la «cicatrice urbaine» qu’est Décarie.

Projet Montréal préconise plutôt un boulevard urbain en surface, bordé de trottoirs et au centre duquel une ligne de tramway électrique serait implantée.

«La seule raison d’accepter le plan du MTQ serait de vouloir soutenir le développement de Laval et de Mascouche, dont les résidants pourraient entrer et sortir plus rapidement de Montréal», a estimé M. Bergeron.