Deux entreprises convoitent le contrat des voitures de métro
Deux entreprises ont manifesté leur intérêt pour le contrat de remplacement des voitures de métro à la suite de la publication d’un avis d’intention par la Société de transport de Montréal (STM). L’entreprise espagnole Construcciones Y Auxiliar De Ferrocarriles ainsi que la société chinoise Zhuzhou Electric Locomotive (ZELC) ont répondu à l’appel.
Les propositions seront étudiées «avec rigueur et diligence», a indiqué la STM par voie de communiqué. Elle veut s’assurer que «les expressions d’intérêt déposées sont conformes aux exigences formulées dans l’avis public international.» Elle fera part de ses conclusions rapidement.
L’avis d’intention prévoyait la construction de voitures de métro roulant sur pneumatiques. Il faisait aussi état d’exigences précises sur le contenu canadien (60 %), les délais de livraison et la capacité technique et financière de l’entreprise choisie. La STM et le gouvernement du Québec ont réussi à s’entendre avec le consortium Alstom-Bombardier. Puisque le contrat prévoit la construction de 765 voitures et non de 336 comme c’était prévu à l’origine, un avis d’intention a été publié le 22 mars afin d’écarter tout recours judiciaire.
Les Chinois persistent
ZELC a répondu lundi à l’avis d’intention de la STM. Si l’entreprise chinoise obtient le contrat, elle compte fabriquer des voitures roulant sur des roues d’acier et adapter les installations du métro de Montréal à ses frais. «Et elle le fera sans déranger le service, pendant la nuit», a indiqué Roger Boudreau, de CPCS Technologies Canada, l’intermédiaire des Chinois au Canada.» Les roues d’acier permettront à la STM et au gouvernement du Québec d’épargner 1,5 G$.
Les voitures seront assemblées dans l’ancienne usine Dominion Bridge, située dans l’arrondissement de Lachine, si l’entreprise chinoise obtient le contrat. De 750 à 1 000 travailleurs seront embauchés pour fabriquer 1 053 voitures. Les Espagnols sont prêts à construire des voitures munies de pneumatiques.