Montréal

La taxe de stationnement imposée dans l'ensemble du Grand Montréal?

Pour financer le Plan de transport, Projet Montréal propose de taxer tous les parcs de stationnement non résidentiels de la grande région de Montréal et non pas seulement ceux du centre-ville comme le prévoit le budget 2010 de la Ville. «Le maire passe à côté d’un formidable outil de financement des transports publics», a lancé mercredi le conseiller de ville de Notre-Dame-de-Grâce, Peter McQueen.

Les centres commerciaux, les immeubles à bureaux, les usines et tous les autres bâtiments qui possèdent un stationnement adjacent de plus de cinq places et qui sont situés dans les villes liées ou les banlieues sont dans la mire du deuxième parti d’opposition. Selon celui-ci, cela permettrait d’uniformiser les frais de stationnement à environ 0,68 $ par espace par jour. «C’est pas normal que les places de stationnement de la Place Montréal Trust soient plus taxées que celles du Carrefour Angrignon ou du Carrefour Laval», a indiqué le conseiller de ville d’Étienne-Desmarteau, Marc-André Gadoury.

Les revenus potentiels de la proposition de Projet Mont­réal s’élèvent à 280 M$ par année pour la région métropolitaine. Les élus de la deuxième opposition de Montréal comp­tent consulter les élus des villes liées et des banlieues. Ils veulent aussi interpeller Québec pour que la taxe sur le stationnement soit imposée sur tout le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal.

50 000 places de stationnement déjà touchées

L’administration Tremblay-DaSousa a annoncé la se­maine dernière l’instauration d’une nouvelle taxe sur le stationnement, ce qui permettra à la Ville d’engranger environ 20 M$ d’ici la fin de l’année. Elle s’applique aux 50 000 places de stationnement rattachées aux immeubles non résidentiels du centre-ville. De 1 à 2 $ par jour par espace seront perçus en plus. Le porte-parole du cabinet du maire, Darren Becker, a laissé entendre que la suggestion de Projet Montréal était peu réaliste et que la taxe de stationnement allait seulement s’appliquer au centre-ville de Montréal.

«Malgré une situation économique difficile, la ville a trouvé des sommes sans précédent, qui totalisent près d’un demi-milliard pour financer le transport en commun, a dit M. Becker. C’est déjà un geste audacieux.»

Vision Montréal, de son côté, préférerait que des péages soient installés dans le Grand Montréal pour financer le Plan de transport, qui nécessite des investissements de 8,1 G$ sur 20 ans. Le parti redoute les conséquences néfastes de la taxe sur le stationnement sur les activités commerciales et culturelles du centre-ville.

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