Montréal

Autoroute Bonaventure: Vision Montréal favorise un train de banlieue vers La Prairie

Le parti de l’opposition officielle à la Ville de Montréal, Vision Montréal, et sa chef, Louise Harel, ont proposé lundi d’abandonner le projet du corridor Dalhousie, prévu dans le réaménagement de l’autoroute Bonaventure, et de privilégier la mise en place d’un train de banlieue qui lierait la Gare centrale et La Prairie.

Estimant que la construction, au coût de 118,7 M$, d’un corridor réservé exclusivement aux autobus sur la rue Dalhousie équivaut à du «gaspillage», Louise Harel a demandé à la Société du Havre de Montréal (SHM) d’intégrer les voies réservées aux autobus aux huit voies déjà prévues pour le nouveau boulevard Bonaventure.

Afin d’y alléger la circulation, le train de banlieue serait mis en place en attendant la venue d’un système léger sur rails (SLR). Selon David Hanna, président du comité sur l’urbanisme de Vision Montréal, cette mesure de mitigation pourrait se transformer en mesure permanente. «Le train vers La Prairie pourrait suivre les traces de celui vers Blainville, a-t-il indiqué. Le train avait été mis sur pied de façon temporaire, mais il a connu un tel succès qu’il est encore en place aujourd’hui.»

David Hanna a précisé qu’en 1996, il avait coûté 13 M$ pour mettre en place la ligne de train vers Blainville. Aucun montant n’a toutefois été avancé pour le projet de ligne Montréal-La Prairie.

Voies sous-utilisées

Vision Montréal considère qu’un train de banlieue liant Montréal à La Prairie pourrait être rapidement mis en place. «Les voies du CN sont en parfait état et sous-utilisées, a avancé David Hanna. Il ne faudrait que quelques aménagements pour que le service fonctionne.» Parmi les ajustements à apporter figurent l’aménagement des quais d’embarquement et des stationnements, l’installation de la signalisation nécessaire et des clôtures de protection et l’ajout d’une voie ferrée de déviation au terminus Chevrier.

L’AMT voit des contraintes
À l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui gère le service de trains de banlieue, l’ajout d’une nouvelle ligne de train sur le pont Victoria n’est pas envisagée pour l’instant.

«Il y a des contraintes en ce qui concerne les créneaux horaires disponibles sur le pont Victoria, a affirmé la porte-parole de l’AMT, Martine Rouette. Ce pont constitue l’une des principales voies pour les trains de marchandise du CN et accueille déjà une ligne de train de banlieue.»

Le CN aurait d’ailleurs déjà indiqué à l’AMT que le pont Victoria avait presque atteint sa capacité maximale d’accueil.

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