Le FRAPRU dénonce un programme qu'il juge désuet
Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) demande à Québec de revoir rapidement son programme d’allocation-logement, qu’il juge désuet. Mis en place en 1997, le programme d’allocation-logement et ses principaux paramètres n’ont jamais été mis à jour. Ainsi, le montant maximum d’allocation demeure, depuis 13 ans, 80 $.
«Le programme n’a pas été adapté à la nouvelle réalité, au coût de la vie et au prix des loyers, a indiqué hier le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant. Il est désuet en plus d’être discriminatoire.» Car le FRAPRU reproche également au programme d’allocation-logement d’oublier les personnes seules de moins de 55 ans qui, peu importe leur situation, n’ont pas droit à une aide. «Et quand une personne seule a plus de 55 ans, on ne lui donne pas les mêmes avantages qu’aux autres catégories de ménages», a précisé M. Saillant.
Le regroupement souhaite que le gouvernement rendre le programme d’allocation-logement plus équitable et qu’il y injecte davantage d’argent afin de l’indexer au coût de la vie. Le FRAPRU a demandé une rencontre avec le ministre des Finances, Raymond Bachand, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, et le président-directeur général de la Société d’habitation du Québec, John MacKay.
Pour l’instant, seul M. Mac-Kay a donné suite à la demande du FRAPRU. Une rencontre est prévue la semaine prochaine.