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Le lock-out au Port de Montréal prendra fin samedi

MONTRÉAL – Le lock-out au Port de Montréal doit être levé samedi matin, à
la suite d’une entente intervenue jeudi soir entre les parties
patronale et syndicale.

L’entente doit encore être présentée pour approbation aux membres du
Syndicat des débardeurs en assemblée générale spéciale vendredi à 10 h.

Le président du syndicat, Daniel Tremblay, s’est dit jeudi soir « très
heureux » du retour au travail prévue samedi. M. Tremblay a soutenu que
les résultats des négociations étaient « très bons » et que les membres
devraient voter en faveur de l’entente vendredi matin.

Le président du syndicat a indiqué qu’il s’agissait d’un « retour à la
normale » après quatre jours de lock-out, confirmant que les moyens de
pression des travailleurs étaient aussi abandonnés.

M. Tremblay a précisé que des négociations intensives sur le
renouvellement de la convention collective reprendront lundi matin.

Le porte-parole de l’Association des employeurs maritimes Gilles
Corriveau a soutenu jeudi soir que l’objectif fixé était atteint, soit
la reprise complète des activités au Port de Montréal.

Ce retour à la normale doit perdurer jusqu’à la fin de la période de
négociations que se sont données les deux parties, soit la mi-octobre,
a-t-il indiqué.

M. Corriveau a affirmé que l’enjeu central qui demeurait concernait les
coûts de la caisse de sécurité d’emploi et sécurité du revenu.

Jeudi, des discussions entre les parties se sont amorcées en matinée et
se sont poursuivies en soirée en présence d’un médiateur.

Aux alentours de midi, le conseiller syndical Michel Murray se faisait
très rassurant, envisageant une résolution rapide du conflit.

Les pourparlers portaient uniquement jeudi sur le protocole de retour au
travail et non sur le renouvellement de la convention collective.

L’Association des employeurs maritimes se disait prête à mettre un terme
au lock-out dès que les débardeurs s’engageraient à suspendre leurs
moyens de pression pour une durée jugée suffisante.

La pression montait d’un cran

Pendant ce temps, la pression montait d’un cran alors qu’une coalition
d’entreprises demandait au gouvernement fédéral d’intervenir pour régler
rapidement le conflit de travail.

Selon Jayson Myers, président et chef de la direction de Manufacturiers
et exportateurs du Canada, l’interruption des activités au Port de
Montréal pouvait faire dérailler la reprise économique.

En tant que deuxième port au Canada en termes de volume, le conflit nuit
aux entreprises à travers l’Amérique du Nord, clamait-il.

La présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de
commerce du Québec (FCCQ), Françoise Bertrand, avait pour sa part évoqué
une éventuelle baisse de la compétitivité des entreprises et des
possibles pertes d’emplois si le conflit devait perdurer.

L’administration portuaire avait obtenu une injonction permettant
l’accès au port et la poursuite de travaux qui ne sont pas reliés aux
employés de l’Association des employeurs maritimes.

Ainsi, tous les wagons chargés avant le conflit destinés à l’importation
sont sortis du port. Les wagons qui étaient encore chargés de
conteneurs pour l’exportation étaient en cours d’expédition. Quant aux
marchandises au sol dans les terminaux, elles n’étaient pas
manutentionnées.

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