Le transport en commun génère des économies
Une augmentation de l’achalandage du transport en commun de 3 % pourrait s’avérer fort bénéfique pour les Montréalais, selon ce que conclut une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) publiée vendredi. Le transport en commun permet déjà aux Montréalais d’économiser 800 M$ par année, une somme qui est généralement réinvestie dans d’autres secteurs de l’économie québécoise.
Une hausse de 3 % de l’achalandage du transport en commun dans la région métropolitaine permettrait des économies additionnelles de 75,7 M$. À ces économies s’ajouterait une réduction de 63,8 M$ des coûts liés à la congestion routière à Montréal. En ce moment, le coût global de la congestion dans la région métropolitaine est évalué à 1,4 G$ par année.
Moins de voitures sur la route signifierait également moins d’accidents. Un achalandage accru de 3 % dans les transports collectifs, qui génèrent dix fois moins d’accidents que les déplacements en voiture, permettrait ainsi d’économiser 18,1 M$ annuellement en valeur de production perdue, en indemnisation, en coûts de santé et en réparation des dommages matériels. «Le transport en commun est une assise vitale de notre prospérité, a assuré le président et chef de la direction de la CCMM, Michel Leblanc. L’étude que nous dévoilons établit les bases d’un argumentaire solide en faveur d’investissements massifs dans le réseau de transport en commun.»
La Chambre de commerce n’entend toutefois pas ap-puyer sans réserve les interventions des élus en matière de transport en commun. M. Leblanc s’est ainsi opposé à la nouvelle taxe sur l’immatriculation prévue par le maire Gérald Tremblay afin de financer de grands projets en transport en commun si les villes voisines et les couronnes nord et sud n’appliquent pas une telle taxe à leur tour. Pour le moment, Laval et Longueuil ont rejeté l’idée du maire Tremblay. Michel Leblanc a aussi critiqué la décision de l’administration du Plateau-Mont-Royal d’augmenter la tarification horaire des parcomètres sur son territoire.
Selon lui, rien ne sert d’opposer les usagers du transport en commun aux automobilistes. Il vaut mieux privilégier des services plus fiables, plus efficaces et plus confortables, tels que le transport en commun en site propre et les systèmes rapides par bus, pour convaincre davantage de gens de troquer la voiture pour le transport collectif.