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Faut-il légiférer sur la danse contact?

«Les danses contacts dans les bars de danseuses sont-elles encore légales?» s’interroge Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec. M Sergakis, qui possède deux clubs, demande aux ministres fédéral et provincial de la sécurité publique de se prononcer clairement sur le sujet.

Un jugement de 2007 con­tre le bar-salon Le Lavalois a semé le doute. Ce jugement, qui n’a pu être renversé, concluait que le bar était une maison de débau­che, car les danses contacts dans les isoloirs s’apparentaient à de la prostitution et étaient donc criminelles. «Le personnel qui gère et travaille dans ce type d’établissement, de même que les clients pourraient-ils alors être arrêtés?» se questionne M. Sergakis, qui demande des règles claires aux législateurs afin de dissiper le flou actuel.

Plusieurs observateurs remarquent que la décroissance du nombre de clubs de danseuses dans la métropole coincïde avec l’explosion du nombre de salons de massage. Ils s’interrogent à savoir si la mafia n’est pas en train de déplacer ses activités dans le domaine du sexe vers ce type de lieu, qui offre souvent bien plus que des massages thérapeutiques.

«Oui, il semble en avoir plusieurs, mais c’est une autre problématique. Les salons de massage fonctionnent généralement sans permis de boisson, il y a donc moins d’occasions d’intervenir», note Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM. «Mais ça ne signifie pas qu’on n’intervient pas aussi dans ce type d’établissement», conclut-il.

Le SPVM indique étudier la portée du jugement pour voir si le service de police appliquera le principe de jurisprudence dans ses interventions dans les clubs de danseuses.

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