Pas facile de prendre l'autobus quand on est handicapé
Cinq membres du RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec) ont testé lundi l’accessibilité des autobus de la Société de transport de Montréal (STM), laquelle a obtenu des résultats mitigés. Seuls 37 % de leurs déplacements se sont déroulés sans anicroche.
Les usagers n’ont pas pu monter à bord des 22 des 67 autobus testés, l’autobus, car la rampe d’accès était bloquée. Dans 20 autres cas, le déploiement de la rampe empêchait la porte de sortie de s’ouvrir, entraînant des retards de plusieurs minutes pour les autobus. «Ce genre de problème est très fréquent, et ça décourage nos utilisateurs de prendre l’autobus», a indiqué Laurence Parent, vice-présidente du RAPLIQ. Selon elle, les rampes ne sont pas suffisamment entretenues.
«C’est vrai qu’il y a place à l’amélioration, mais tous les autobus achetés depuis 2009 ont une rampe avant plus fiable», a reconnu Isabelle Tremblay, porte-parole de la STM. Elle précise que la STM est la seule entreprise de transport au Québec à offrir l’accessibilité universelle à ses usagers des autobus et qu’elle offre un service de transport adapté qui a permis 2,7 millions de déplacements en 2010. «Pour le transport adapté, il faut réserver la veille, ça laisse peu de place à l’imprévu», a rétorqué Mme Parent.
Une vidéo réalisée par le RAPLIQ:
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