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Après 11 ans de marche, Jean Béliveau termine son odyssée à Montréal dimanche

MONTRÉAL – « Je vais continuer à marcher, mais ce sera des courtes marches. »

C’est avec quelques cheveux gris en plus et les larmes aux yeux que le
Québécois Jean Béliveau a terminé dimanche son long périple de 11 ans
autour du monde. De Montréal à Montréal en passant la savane kenyane, la
jungle malaisienne et les pâturages britanniques.

Le grand marcheur a retrouvé sa femme, sa mère et le reste de sa famille
dimanche matin, près du pont Lachapelle, liant l’île de Montréal à
Laval. Il avait entrepris son odyssée en août 2000, le jour de son 45e
anniversaire, et n’avait jamais remis les pieds au Québec depuis.

« C’est énorme comme émotion, c’est indescriptible. J’ai une certaine
sérénité en même temps dans tout ça », a dit le grand voyageur.

« Depuis le début, c’est le jour qu’on attendait. »

Devant la presse, il a souligné à quel point il était ému de retrouver
les siens et de remettre les pieds au Québec. Les prochains jours seront
consacrés à sa famille, a-t-il ajouté. « J’ai reçu énormément,
maintenant c’est le temps de donner. »

Jean Béliveau a rencontré pour la première fois cette semaine sa
petite-fille de 5 ans. Son père est toutefois décédé en 2006, alors
qu’il était en Belgique.

M. Béliveau a parcouru plus de 75 000 kilomètres à travers 64 pays avec
pour seul compagnon une poussette pour porter ses maigres bagages: des
vêtements, des vivres, un sac de couchage et une tente. Traversant les
continents à pied, les océans en bateau et en avion, Jean Béliveau peut
se vanter d’avoir accompli un véritable tour du monde.

« Mon épouse m’a toujours encouragé à avancer. Elle me disait: « si tu
abandonnes, c’est comme si tu avais rien fait » », a-t-il relaté, avec le
bras autour du cou de sa Luce.

La mère du globetrotteur, Yolande Charland, semblait jubiler en voyant son fils lui revenir en un seul morceau.

« Elle pleurait quand je suis parti et elle pleure encore », a blagué M. Béliveau.

Mme Charland a dit ne pas pouvoir compter le nombre de nuits blanches
passées à s’inquiéter pour son fils lorsqu’il traversait un désert ou
une forêt qu’elle savait dangereuse. Mme Charland et la conjointe de M.
Béliveau se sont mutuellement appuyés pendant tout le périple, a-t-il
raconté.

Profitant de la proclamation de la Décennie internationale de la
promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des
enfants du monde par les Nations Unies, il avait fait de son périple une
manifestation politique pour la bonne cause.

Les autorités municipales de Montréal ont rendu hommage à Jean Béliveau
au cours d’une cérémonie à l’hôtel de ville de l’arrondissement
Saint-Laurent.


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