Transport ferroviaire: Montréal veut plus de transparence
Montréal veut que les entreprises ferroviaires soient obligées de déclarer les matières dangereuses qu’elles transportent.
Près de deux mois après la tragédie du Lac-Mégantic, une motion présentée mardi par Vision Montréal a été adoptée à l’unanimité par les élus du conseil municipal afin que ces entreprises soient tenues de déclarer au Centre de sécurité civile les matières dangereuses qu’elles transportent, les voies ferroviaires qu’elles empruntent et à quelle fréquence elles le font. Le gouvernement fédéral doit pour ce faire modifier ses législations entourant le transport ferroviaire.
«Il y a des risques émergents sur notre territoire et, malheureusement, ils ne sont pas toujours répertoriés», a affirmé le responsable de la sécurité civile de Montréal, Christian Dubois.
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, qui a présenté la motion, a également demandé que l’article 8 de la Loi provinciale sur la sécurité civile, qui oblige ces entreprises ferroviaires à communiquer aussi avec les municipalités les risques que représentent leurs convois, soit appliqué. Un règlement doit pour ce faire être adopté à l’Assemble nationale.
Mme Harel aimerait aussi qu’un fonds d’indemnisation soit créé par le gouvernement fédéral. Les entreprises ferroviaires, qui transportent des matières dangereuses sur le territoire canadien, y contribueraient. Cela éviterait les entreprises responsables de tragédies ferroviaires de tenter de se soustraire à leurs obligations financières, d’après la chef de la majorité.