Plaintes contre la STM au sujet de l'accessibilité au transport en commun
Frustrés d’attendre que la Société de Transport de Montréal (STM) améliore plus rapidement l’accessibilité de son réseau, le RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec) s’adresse à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec.
«Onze personnes ont déjà porté plainte et d’autres vont s’ajouter», indique Linda Gauthier, porte-parole du RAPLIQ qui compte dans ses rangs une centaine de membres à mobilité réduite.
Le RAPLIQ demande que la STM verse 20 000$ de compensation a chacun des plaignants pour «discrimination systémique». Il est notamment reproché à la STM de ne pas suivre les objectifs du Plan de transport adopté par la Ville qui consiste à construire chaque année des ascenseurs dans trois nouvelles stations de métro.
Invoquant le coûts des travaux (plus de 10 M$ par station), la STM prévoit plutôt de rendre quatre nouvelles stations accessibles, d’ici 2016. Elle précise aussi avoir fait des efforts pour développer son réseau de transport adapté, ainsi que l’accessibilité de ses autobus.
Un peu plus tôt cette année, le RAPLIQ avait toutefois démontré qu’un certain nombre d’autobus rencontraient des problèmes techniques avec leurs plateformes rétractables. L’organisme demande aussi à la STM d’améliorer leur entretien et de déposer un plan d’accessibilité du métro plus ambitieux.